L'arrivée de Warner Bros. Games a été fort remarquée dans le petit monde du jeu vidéo montréalais. Celui qui «leur a vendu le projet» va désormais devoir faire ses preuves aux commandes du nouveau studio. Bénéfice.net a rencontré Martin Carrier en entrevue.
Quand il a rejoint l'industrie du jeu vidéo, «on parlait encore de multimédia», explique Martin Carrier sourire en coin. Le chef du nouveau studio de Warner Bros. à Montréal avait alors été attiré par un milieu «jeune» et «prometteur». Depuis lors, il n'a plus réussi à décrocher.
Il n'était pourtant pas un expert en jeu vidéo. Son talent se trouvait plutôt dans la création de relations. Un domaine dans lequel l'ancien vice-président des communications et des affaires corporatives chez Ubisoft est devenu imbattable. Ce qui lui a notamment permis de mener à terme son projet de studio à Montréal. Une relation solide se base sur le respect et la transparence, avance ce communicateur professionnel avant de préciser qu'une bonne relation, ce n'est pas du copinage.
«Avec une compagnie multimilliardaire derrière lui qui dit "vas-y petit gars"», Martin Carrier s'estime très chanceux mais il dit aussi avoir «zéro doute» sur la tâche que lui a confiée Warner Bros. «J'ai réussi à vendre le projet tant à Warner qu'au gouvernement du Québec», rappelle-t-il.
«Monter un studio en un jeu, c'est un travail d'équipe», souligne toutefois le dirigeant de 40 ans. Martin Carrier, qui se voit plutôt comme un «leader d'accompagnement», estime que son rôle est «de mettre en place la structure» qui contribuera au succès de sa jeune équipe. «Je veux m'assurer que mes employés aient les outils nécessaires pour faire les meilleurs jeux possibles, dit-il. Je suis le relai entre notre studio et la grande famille Warner.»
Pour mener ce «partenariat» à bien, il pense que son entreprise doit faire preuve d'adaptabilité. «Le changement doit être considéré comme quelque chose de positif. Il faut aimer ça quand on est dans le secteur», juge-t-il. Très sélectif, Martin Carrier recrute des gens qui, comme lui, «ont un esprit d'entrepreneur et veulent se dépasser». Ainsi, il est allé chercher une de ses dernières recrues aussi loin qu'en Corée. «On veut tout simplement les meilleurs», conclut-il.
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par Marie-Noëlle Reyntjens