Depuis quelques jours, un nouveau venu a fait son entrée dans l'industrie québécoise du cybercommerce. Le site Chic Moustache invite les créateurs à concevoir des tee-shirts aux reflets d'ici.
Au premier regard, Chic Moustache ressemble à s'y méprendre au très populaire site américain Threadless qui fête cette année ses 10 ans d'existence. Les deux sites n'ont pourtant aucun lien, rectifie la cofondatrice du site, Aurélie Olivier: «Nous aimons beaucoup Threadless et nous avons voulu l'adapter au Québec en lançant Chic Moustache, mais nous sommes indépendants».
Comme Threadless, Chic Moustache invite les créateurs à lui soumettre leurs visuels et procède à une première sélection avant de les livrer aux votes et aux commentaires du public. Le premier critère est le respect du thème: les créations doivent refléter la culture québécoise.
Au bout de 30 jours, les plus populaires sont imprimées en série limitée (1000 exemplaires maximum) et mis en vente. Pour le moment, 18 visuels sont en lice (la plus populaire est intitulée «ça sent la moufette») et 4 autres sont en vente, dont «E.T aime Bixi».
Côté modèle d'affaires, le site n'héberge aucune publicité. «Nous ne voulons pas introduire de publicité. Nous visons la rentabilité uniquement par la vente de produits», explique Aurélie Olivier. Les tee-shirts actuellement en vente coûtent tous 28 dollars et sont acheminés sans frais d'envoi. De cette somme, 2 dollars par tee-shirt vendu seront remis aux designers.
Chez Threadless, le modèle est différent: les artistes reçoivent 2 000 dollars américains plus 500 autres éventuels pour d'autres réimpressions. L'aventure a permis à son fondateur, Jack Nickell, d'amasser, à 20 ans, une fortune personnelle de plus de 50 millions de dollars américains pour seulement 1000 dollars d'investissement au départ. Depuis, elle en a inspiré plusieurs, dont le site français LaFraise.com, rachetée en 2006 par Spreadshirt, et maintenant le québécois Chic Moustache.
par Anne-Caroline Desplanques