Après Normand Miron, qui occupait le poste de directeur de la création web, Inpix perd un nouveau joueur. Son vice-président exploitation, Pascal Hébert, a lui aussi mis les voiles en direction de Revolver 3. BRANCHEZ-VOUS.com s'est entretenu avec le nouveau Vice-président directeur général de l'agence web interactive.
Vous étiez chez Inpix depuis plus de 4 ans et étiez même associé. Qu'est-ce qui vous a poussé à quitter cette agence?
J'ai quitté Inpix fin décembre. C'est toujours difficile de quitter un projet dans lequel on est autant impliqué, mais ça s'est fait à l'amiable.
Pourquoi avoir choisi Revolver3?
J'ai toujours eu un faible pour Revolver 3. C'est une agence qui a une belle image de marque et qui a de belles réalisations à son actif, j'avais envie de m'associer à ça.
Quels sont vos projets pour cette agence?
Revolver 3 est reconnue pour sa puissance créative et interactive. Mon objectif est de mettre de la science dans l'art en introduisant le volet affaires dans la créativité. Je souhaite en fait bonifier nos services actuels de stratégies en impliquant davantage nos professionnels dans les modèles d'affaires de nos clients. Concrètement, je veux m'impliquer en amont de la stratégie marketing. Je veux être présent auprès du client quand il est encore un train de planifier sa stratégie marketing annuelle.
Quels changements cela implique-t-il dans le travail quotidien de l'agence?
Ça change les gens qui sont en place. Nous sommes en train de construire une équipe de service-conseil, donc nous sommes en plein recrutement. Nous cherchons des créatifs d'affaires, des gens qui ont à la fois la sensibilité interactive et celles des affaires, des gens portés sur l'analyse, qui ont une vision du marché. C'est une expertise nouvelle donc le recrutement n'est pas évident. Les gens qui ont une expertise d'affaires sur le web ont actuellement un gros cinq ans d'expérience, c'est très peu. On est en train de créer un nouveau métier en fait.
Comment vos clients accueillent-ils votre volonté de vous impliquer plus en amont dans leur stratégie d'affaires?
Jusqu'à présent, on constate une ouverture importante. Nos clients nous accueillent avec enthousiasme et ça se ressent dans l'activité du marché. Même si le web a réussi à se maintenir relativement au-dessus de la mêlée, 2009 a été une année difficile pour la pub en général. Jusqu'en février le secteur était au ralenti, mais depuis les affaires ont repris. On commence à constater l'augmentation des budgets publicitaires et la migration vers le web. Les entreprises veulent par exemple s'impliquer dans les médias sociaux.
Le marketing mobile fait-il aussi partie des plans?
Pour le moment non. Nous sommes encore en train d'éduquer nos clients, de les sensibiliser. Ils demeurent encore frileux parce que les coûts de développement des applications mobiles sont élevés et que leur portée est encore faible. Il faut être conscient que si le iPhone s'est installé dans nos vies, nous les créatifs de Montréal et Toronto, nous ne sommes pas représentatifs de l'ensemble de la population, donc pour une marque investir dans le mobile signifie encore s'adresser à une minorité de gens. On entend beaucoup dire que 2010 sera l'année du mobile, mais selon moi ce sera plutôt pour l'année prochaine.
par Anne-Caroline Desplanques