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lundi 5 avril 2010 à 8H30

Interjob: comment trouver ces emplois en TI jamais affichés?


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Un nouveau venu a fait son apparition depuis le début de l'année dans le paysage de la recherche d'emploi en ligne: le québécois interjob.ca

Pour tirer son épingle du jeu face aux sites déjà bien implantés, comme Monster et Jobboom, le site se donne pour mission de rendre accessibles les emplois qui ne sont jamais affichés nulle part. Ces fameux postes libérés après le départ d'un employé qu'il faut remplacer rapidement et qui s'attribuent souvent, non pas au meilleur candidat, mais par bouche à oreille à celui qui est au bon endroit au bon moment.

«Le marché des emplois cachés représente 80% des emplois disponibles», souligne Nicolas Saint-Germain, fondateur et président d'Interjob. Pour les débusquer, le site a adopté un mode de fonctionnement inverse de ses concurrents: au lieu d'afficher les postes ouverts, il affiche les postes existant au sein des entreprises partout au Canada.

«L'idée m'est venue il y a quelques années quand j'ai proposé à une amie qui travaillait dans le domaine des TI à chercher un nouvel emploi. On s'est rendu compte que simplement pour répertorier les entreprises où elle pourrait potentiellement envoyer son CV, ça nous a pris plus de cinq heures de recherche», raconte le jeune entrepreneur.

Pour remédier au problème, il a décidé avec son associé Simon Dubreuil de fonder un site web où l'on retrouverait en fait une banque d'entreprises. En s'inscrivant, les candidats n'ont pas nécessairement accès à des offres d'emploi, mais à des employeurs potentiels. «L'objectif est d'aider les gens à mettre un pied dans la porte en leur permettant d'envoyer des CV sur les bureaux des bonnes personnes», explique Nicolas Saint-Germain.

Gratuit pour les entreprises

Axé sur les petites et moyennes entreprises du secteur des TI, le site vise également à aider des entreprises qui n'ont pas nécessairement les moyens d'entretenir des budgets de publicité et un service de ressources humaines capable d'entretenir une banque de candidats potentiels en cas de besoins.

De plus, contrairement aux autres sites d'emploi, le service de base offert par la start-up lavaloise est gratuit pour les entreprises. De fait, Interjob ne risque pas de souffrir de la crise qui oblige beaucoup d'entreprises à réduire leurs dépenses. À l'inverse, Monster a par exemple été contraint de licencier du personnel en février devant le recule de ses revenus.

Pour générer des revenus, le site offre en fait des services avancés aux entreprises désireuses d'aller au-delà du service de base. «Nous offrons actuellement un forfait visibilité, dont le prix varie entre 250 et 650 dollars en fonction du nombre d'employés, qui permet aux entreprises de créer une page personnalisée», énonce Nicolas Saint-Germain qui souhaite rapidement développer d'autres forfaits payants.

Pour le moment, ce sont cependant les candidatures qui engrangent le plus de revenus, puisque ce sont les candidats qui paient pour profiter du service en achetant des «carnets de timbres», chaque timbre correspondant à l'envoi d'un CV. Une personne en recherche d'emplois peu acheter 25 à 400 timbres pour un prix allant de 6,25 dollars à 32 dollars.

Jusqu'à maintenant, 170 entreprises et 200 candidats ont embarqué dans l'aventure Interjob. Si l'activité du site se concentre pour le moment essentiellement au Québec, 25% vient de l'extérieur de la province et des démarches ont déjà été faites pour l'étendre aux États-Unis.


par Anne-Caroline Desplanques



VOS COMMENTAIRES


Cet article a reçu 1 commentaire


  • Gugusse a dit le 6 avril 2010 Signaler ce commentaire

    Des emplois en TI....pffffff !!!!
    Des contrats payés avec un salaire de crève faim, sans sécurité d'emploi, sans avantages sociaux, sans vacances, sans avancement, sur des chiffres de fou. Et tout ça en nous offrant un supposé "beau poste" sur un plateau d'argent à long terme mais au bout du compte ils ne vous disent pas qu'au prochain budget ils te foutent dehors comme une vidange. Car dans le PRIVÉES vous faites parties des premiers coupés.
    Des beaux postes à se faire engueuler au téléphone par des frustrés qui sont tannés de payé trop cher pour les services qu'ils ont. T'a beau avoir un BACC ou une maitrise ils vous donnent pareil une job de tech à un petit salaire.
    Faites attention avant d'aller dans ce domaine. Car vous équivalez quasiment aux gens qui travaillaient à la chaine des les usines à textiles dans le temps. Les jobs en TI ça fait des années qu'ils nous disent qu'il en a et ça fait aussi des années que ces même entreprises foutent des département complet d'informatique dehors. C'est une vraie farce.


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