En fait, M. Roy dirait plutôt «Egzakt», car c'est ainsi qu'il a décidé d'appeler son agence de publicité qui a pignon sur rue à Trois-Rivières.
«J'aimais ce que le mot exact voulait dire, mais en cherchant dans le bottin téléphonique, j'ai trouvé huit entreprises à Montréal qui avaient Exact dans leur nom. J'ai donc opté pour la version phonétique», explique ce publicitaire qui a démarré sa carrière à Montréal et qui est retourné à Trois-Rivières pour s'y lancer en affaires il y a plus de vingt ans.
D'abord une agence de publicité traditionnelle, Egzakt a rajouté une corde à son arc en 1996, l'interactif. Corde importante, soit dit en passant, puisque près du tiers des 31 employés de l'entreprise trifluvienne y travaillent.
Le Devoir est une des dernières entreprises à avoir confié la refonte de son site à Egzakt. Pourquoi? «Ce qui nous a plu chez Egzakt, c'est que l'équipe n'aborde pas le mandat strictement du point de vue de la technologie. Elle accorde une importance fondamentale à l'impact des TI sur notre modèle d'affaires», a expliqué le directeur du quotidien, Bernard Descôteaux.
Pour l'instant, Egzakt et la direction du Devoir sont en train de décider de la nouvelle forme à privilégier. Le fruit de leurs remue-méninges devrait être mis en ligne en septembre prochain, si les échéanciers sont respectés.
En plus du Devoir, Egzakt compte plusieurs autres clients à Montréal qui apprécient, entre autres choses, sa structure de coûts concurrentiels.
C'est possible de faire des affaires avec Montréal, quand on est en région. Mais cela veut dire qu'il n'y a pas un jour ouvrable qui passe sans que M. Roy ou un de ses employés fasse la route Montréal-Trois-Rivières pour une rencontre professionnelle.
«Il faut aimer conduire!», rigole Denis Roy.
par Carine Salvi