La société française Epsilon, spécialisée dans l'architecture de systèmes de haute technologie civils et militaires, a choisi Montréal comme tremplin en Amérique du Nord.
«Avec cette première installation en territoire nord-américain, nous cherchons à développer et renforcer notre compétitivité sur le marché et éventuellement à étendre nos ailes à Toronto et à Seattle», déclare Bruno Desaunettes, président et fondateur de la société privée de Toulouse.
On peut comprendre que la langue commune a fait pencher Montréal dans la balance d'Epsilon. «C'est un aspect certes très important», confirme le président, mais pas le seul. «La présence d'une main-d'œuvre hautement qualifiée et de nombreux centres de recherche, le dynamisme des universités montréalaises et l'infrastructure technologique déjà en place aussi», poursuit-il.
De plus, M. Desaunettes a de la famille à Montréal, une autre bonne raison pour implanter sa première branche nord-américaine dans la métropole!
Il a d'ailleurs confié la présidence d'Epsilon RTO, une nouvelle société privée sous contrôle canadien, à sa cousine, Marie Desaunettes.
Epsilon RTO compte embaucher une vingtaine d'employés dans les trois prochaines années, des ingénieurs spécialisés en thermique. Pour l'instant, en plus de Mme Desaunettes, un directeur technique occupe les locaux nouvellement loués sur la Côte du Beaver Hall.
par Carine Salvi