Le Cefrio, VDL2 et SOM viennent tout juste de publier la statistique qui s'avère, peut-être, la plus intéressante tirée de l'Indice du commerce électronique, un sondage périodique tentant d'évaluer l'état du magasinage en ligne au Québec. Et cette statistique est la suivante: tout près de la moitié des achats faits par les consommateurs sur Internet en septembre ont été faits sur des sites étrangers. Voilà qui confirme une tendance décelée plus tôt et qui, pour tout dire, contient autant de positif que de négatif.
L'Alliance numérique suit de près les efforts déployés par la filiale montréalaise du géant scandinave des télécoms Ericsson, qui aimerait bien qu'on crée une alliance des entreprises montréalaises spécialisées dans les télécoms en général et la mobilité informatique en particulier. Cette initiative arrive après les efforts infructueux d'autres professionnels locaux allant dans le même sens, et ajouterait une quatrième corde à l'arc déjà pas mal chargé de l'Alliance.
Le départ de Pierre Root de la direction de TechnoMontréal, l'organisme dont le mandat est de regrouper la grappe des TIC du grand Montréal, est chose du passé depuis plusieurs semaines déjà et enfin, un remplaçant a été trouvé. Il s'agit de Martin Duchaîne, l'un des fondateurs et administrateurs du Réseau Anges Québec, qui vient en aide aux entreprises en démarrage québécoises. À la tête de TechnoMontréal, M. Duchaîne reconnaît le travail de son prédécesseur et entend poursuivre sur ses traces, dans les «quatre grands chantiers» que sont la formation de la main-d'oeuvre, l'aide à la commercialisation, l'innovation et le financement. Vu les origines du nouveau directeur général, on peut soupçonner que ce dernier chantier primera un peu sur les autres...
Pierre-Karl Péladeau et Robert Dépatie, respectivement président et chef de la direction de Quebecor et de Vidéotron, tiendront une conférence de presse mercredi matin afin d'annoncer les détails d'un investissement qui permettra finalement à la société montréalaise de déployer son propre réseau de téléphonie sans fil de prochaine génération. On promet un investissement de plusieurs centaines de millions de dollars au Québec. Comme quoi les télécoms roulent à fond de train au pays à l'heure actuelle...
Les Amis de la montagne, un organisme à but non lucratif qui milite fortement en faveur de la préservation et de la mise en valeur du... Mont-Royal, viennent de lancer une série de baladodiffusions (à moins qu'on ne dise «podcasts», désormais?), de même qu'un site Web qui invite tant les touristes, les banlieusards et les étudiants que les Montréalais de souche à (re)découvrir leur montagne, qui est «bien plus qu'un parc ou qu'une forêt», explique la directrice de l'organisme, Sylvie Guilbault.
Reuters spécule à fond la caisse ce matin, avec une nouvelle qui pourrait avoir l'effet d'un électrochoc sur le secteur de la téléphonie: Research in Motion (RIM), le fabricant ontarien qui détaille le Blackberry, le téléphone qui domine le marché nord-américain du smartphone, pourrait être une proie tendre et tentante pour les crocs acérés du géant informatique Microsoft, désireuse de se repositionner dans ce marché. N'ayant pas froid aux yeux, Québectech imagine avec amusement que si, entre temps, Jim Balsillie rachète les Predators de Nashville, de la LNH, et les déménage, on pourrait finir par voir les Windows Mobile de Hamilton en finale de la coupe Stanley!
Grosse journée chez Telus, aujourd'hui. En fait, tellement grosse qu'elle a débuté cette nuit, alors qu'on apprenait aux petites heures que l'exploitant de réseau sans fil canadien hériterait du tout nouveau Blackberry Storm, de RIM. Ce matin, Telus annonçait également un investissement de 33 millions de dollars à Laval, où la société a racheté et retapé un immeuble dans lequel elle installera un centre de données Internet à la fois performant et écologique. Si ça sent la récession, alors Telus a le nez bouché, car elle ne voit aucun ralentissement à l'horizon, à l'image de nombreuses autres entreprises au Canada.
On a beaucoup parlé du iPhone sous toutes ses coutures, et le temps que la poussière redescende (même si, en fait, il est toujours tout près des manchettes), on se demande, nous pauvres chroniqueurs de la chose technologique que nous sommes, si on ne fait pas tout un plat d'une mince affaire, en fin de compte. Comme, par exemple, d'autres le font avec Julie Couillard (qui s'autoflagelait elle-même l'autre soir d'avoir occupé la Une des quotidiens le jour où la Bourse s'écrasait à New York et à Toronto). Bref, sommes-nous les paparazzis du gadget, oui ou oui? Hé bien il semble que non (*soupir de soulagement*), assurent deux développeurs québécois d'envergure. Car tant EA Mobile que Druide informatique «capotent» (et je cite) sur l'iPhone, qui est donc, comme la gomme, plus que du bonbon.