
La progression est lente mais elle là néanmoins: de plus en plus de Québécois(es) achètent des biens et services sur Internet. C'est passé de 11 % l'an dernier à 14 % cette année, à certainement plus dans les mois à venir, la période des Fêtes étant toujours la plus active à ce chapitre. Pendant ce temps, on constate que les détaillants locaux, eux, continuent de bouder le Merveilleux Réseau. On peut imaginer qu'ils perdent aux change...
Le graphique que vous voyez à l'entrée de ce billet est tiré du site de l'Indice du commerce électronique, et il résume les résultats d'un sondage mensuel effectué par la boîte SOM pour le compte, à la fois, du Cefrio et de l'agence VLD2 (et non pas pour que VLD2 en compile les données en sous-main pour le Cefrio, comme je le résumais trop grossièrement dans un billet publié dernièrement, mes excuses).
Selon l'indice du mois de juillet (publié avant-hier par tout ce beau monde), la progression se confirme par rapport à l'an dernier: on achète de plus en plus en ligne. En moyenne, des dépenses pas si virtuelles que ça de 376 $ par acheteur, une autre donnée en hausse depuis un an. Et comme on peut le soupçonner, l'acheteur type semble être âgé de moins de 35 ans, possède un diplôme postsecondaire et dispose d'un revenu familial supérieur à 75 000 dollars. En termes de consommation, c'est le requin. Le dauphin et la carpe finissent généralement par suivre le courant par la suite (les pêcheurs le savent, seul le saumon va à contre-courant, hé, hé).
Bonne nouvelle toutefois, qui fait office de bémol dans cette affaire: un tiers des dépenses faites en juillet par les personnes sondées par l'étude tricéphale l'ont été sur des sites d'entreprises étrangères, une proportion moindre que les mois précédents. Ça représente tout de même 104 millions de dollars, pour un mois seulement.
Il faut néanmoins relativiser l'importance de l'exode des achats sur Internet, encore qu'un mois ne fait pas une tendance. Car après tout, les nouveaux détailants canadiens qui s'installent sur l'autoroute de l'information se font de plus rares. Dans les données que Statistique Canada compile sur le sujet, on retrouve celle-ci: 8 % des entreprises privées canadiennes ont pignon sur Web, à l'heure actuelle. C'est un gros pour cent de plus qu'il y a cinq ans. Aussi bien dire que rien n'a bougé dans ce domaine, pendant que les acheteurs, eux, sont plus nombreux que jamais.
Source: Indice du commerce électronique
par Alain McKenna
Notre système de taxations fait en sorte que les Québécois et les Canadiens non aucun avantage a faire du commerce sur le web. Nous ne pouvons pas être compétitif.
La GST et Custom et post canada qui perd 40,000 paquets et lettres par jours sont le frein a ce développement.( appeler par les américains le dark hold )
Dans certains pays on peut acheter pour 200$ sans avoir de doine et taxes a payer.
Il y a aussi des frais de dédoinement minimum 20$ souvent sur des articles usagés ?
Pour l'acheteur qui cherche des occasions il peut faire malgré tout de bonnes affaires mais pour le vendeurs le fait d'être sur le sol canadien est un handicape qui ce résume a offrir un prix réduit.
Pour le contenu numérique comme de la musique ou des ebook, le commerce électronique est plus qu'intéressant. Par contre je trouve que je n'ai pas assez de choix musical pour ma musique sur Internet (si je veux rester honnête).