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lundi 11 août 2008 à 15H33

Offre d'emploi: directeur général de TechnoMontréal


TechnoMontrealQuébecTech pensait bien avoir le scoop sur celle-là... mais on a finalement été scoopé par notre propre source sur l'affaire! Le directeur général de l'organisme TechnoMontréal, Pierre Root, annonce sa démission, dans un billet publié sur le blogue de l'organisme il y a quelques minutes à peine. Maudites technologies du Web 2.0, avec leur instantanéité et leur démocratisation des outils de publication! Enfin. Cela n'enlève rien à la nouvelle: M. Root part pour le privé, où l'attend une offre qu'il ne pouvait pas refuser, nous a-t-il confié plus tôt cet après-midi.

Un poste s'ouvre donc à la tête de l'organisme chargé de regrouper, de chapeauter et de mobiliser — au besoin — ce que le maire de Montréal Gérald Tremblay a baptisé, à une autre époque, la Grappe montréalaise des TIC. Avis aux intéressés, on recherche, idéalement, «un entrepreneur d'ici prêt à s'impliquer dans de nombreux projets», idéalement intéressé par le poste pour plus d'une dizaine de mois.

Avoir l'expérience de négociations avec les gouvernements municipaux, provincal et fédéral, ainsi que savoir gérer habilement des fonds public est considéré comme, disons, un atout.

Car s'il est une chose dont M. Root ne s'ennuiera pas en revenant au secteur privé, c'est d'avoir eu à traverser des négociations pour le financement dont l'organisme a besoin pour mettre en place ces fameux «quatre gands chantiers», ceux qui visent à aider les technos montréalaises à mieux gérer la crise de main-d'oeuvre imminente, à développer la R&D effectuée ici, à accélérer et à soutenir la commercialisation des produits et des services issus de startups et d'entreprises moins bien nanties que, par exemple, CGI.

«Je savais comment faire des présentations d'affaires, mais j'avais un peu moins d'expérience du côté public», admet le directeur général sortant. «Les choses ont été plus compliquées que je l'anticipais.» Il cite surtout «la guéguerre» de financement avec Développement économique Canada, qui s'est finalement réglée il y a quelques semaines.

«Un grand fiasco»
En réponse à «un certain journaliste» qui parlait à ce moment «d'un grand fiasco», Pierre Root assure que son départ n'est pas le signe d'un malaise à l'interne. Ceci afin d'éviter le retour d'une rumeur, lancée au moment de son entrée en fonctions, suite au départ de Lyne Bouchard, sa prédécesseure. Au contraire, il estime que les prochains mois devraient être riches en bonnes nouvelles, au point de faire oublier l'annonce du licenciement massif de 2500 employés par Bell Canada, il y a deux semaines.

«Il va y avoir de nouvelles entreprises dans la région», dit-il, laissant soin à Montréal International de faire les annonces en temps et lieu. La plus grosse, précise-t-il toutefois, n'aura pas l'ampleur (ni, espérons-le, l'aura de controverse) de l'arrivée de Morgan Stanley, et devrait créer environ une centaine d'emplois directs.

Puisqu'on est sur la question de Bell, le directeur général sortant voit d'un mauvais oeil toute la question du goulot d'étranglement sur Internet, une mesure imposée par le fournisseur pour limiter l'utilisation de certaines applications poste-à-poste par ses clients. Dans ce cas comme dans d'autres, il pense que les entreprises associées à TechnoMontréal pourraient se servir davantage de l'organisme.

«Si les entreprises veulent se rallier autour d'un organisme, on a les entrées au gouvernement», dit-il. «On l'a déjà fait pour les aides fiscales.»

Le prochain CGI?
Quant à lui, Pierre Root quitte pour le privé, de nouvelles fonctions chargées de nouvelles responsabilités et, surtout, des parts dans l'entreprise où il se retrouvera. «Je reste dans la grappe montréalaise», dit-il. Son nouvel employeur est un spécialiste de l'impartition de l'environnement informatique, et sa clientèle est principalement composée de PME. «Ça pourrait être le prochain CGI», espère-t-il.

«Quand je me suis joint à TechnoMontréal, je croyais y être 2 ou 3 ans puis partir une nouvelle entreprise ou rechercher un poste dans une PME de la grappe qui me donnerait l’opportunité de bâtir sur du solide. Cette opportunité s’est présentée beaucoup plus tôt que prévu et je n’ai pas voulu la laisser passer», conclut-il dans son billet de départ.

Au téléphone, il dit plutôt: «Dans 3 ou 4 ans, je ne pourrai pas vendre TechnoMontréal à Google.» Une startup spécialisée en environnements informatiques virtuels, ça, c'est un autre genre de pari...

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par Alain McKenna




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