CRTC : l’IA ne peut pas qualifier une œuvre comme “canadienne”

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Le CRTC a mis à jour la définition de « programme canadien » : pour compter comme contenu Canadien, il faut des créateurs humains locaux dans des postes clés, avec une contribution intellectuelle claire. Les contenus générés par l’IA ou pilotés « IA-d’abord » ne peuvent pas servir à obtenir la certification. L’idée est d’arrimer la règle à l’ère du streaming tout en gardant les humains au centre.

Ce qui change

  • Le système de points pour les postes créatifs est modernisé et élargi (p. ex. showrunner, SFX, costumes). Ces postes doivent être occupés par des personnes, pas par de l’IA.
  • La mise à jour s’inscrit dans l’application de la Loi sur la diffusion continue (Online Streaming Act) et vise la vidéo audiovisuelle.

Pourquoi ça compte

  • Pour les producteurs : visibilité, accès aux fonds et quotas de diffusion liés au statut CanCon (contenu canadien).
  • Pour les plateformes : clarté sur ce qui peut être déclaré « canadien ».
  • Pour le public : garantie que les histoires « canadiennes » restent portées par des talents d’ici.

L’IA peut accélérer l’écriture, le montage ou la VFX. Mais « canadien », ici, rime avec paternité créative humaine. La règle n’interdit pas l’IA comme outil, elle dit simplement que l’outil ne remplace pas l’auteur. C’est une ligne de crête raisonnable, en attendant que l’industrie clarifie comment créditer, tracer et encadrer l’usage de l’IA à l’écran.

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