Google expérimente avec un nouveau type de «paywall».
La question des données récoltées sur les internautes semble être dans l'air du temps. On a vu récemment que Facebook semble collecter frénétiquement les informations sur les internautes. Le Real-Time Bidding, également basé sur les infos des internautes, connaît également un succès fulgurant.
Cette fois, Google teste une approche beaucoup plus transparente: des informations contre un accès gratuit à un site de nouvelles.
C'est le Nieman Journalisme Lab qui a découvert la chose par hasard en consultant le site du Texas Tribune.
Pour accéder à une section sur les salaires des employés gouvernementaux, le site proposait le choix suivant: s'abonner à une infolettre du quotidien ou répondre à une question de sondage.
Dans le cas présent, la question était toute simple: quel moyen de communication préférez-vous pour avoir une conversation amicale (je traduis librement). Les internautes pouvaient choisir entre les SMS, les appels vocaux, les réseaux sociaux, les courriels ou les messages instantanés.
Justin Ellis, de Nieman, a contacté Google pour obtenir des explications. L'entreprise n'a pas souhaité commenter, mais a confirmé qu'elle expérimentait avec ce nouveau système, comme elle le fait régulièrement avec une panoplie d'approches.
Pas certain que les sondages puissent remplacer complètement les «paywalls» traditionnels, si on peut s'exprimer ainsi. Mais l'idée peut aider les sites qui souhaitent acquérir de l'information sur leurs visiteurs occasionnels, qui ne sont pas prêts à sortir la carte de crédit.
Et, bien sûr, les informations recueillies peuvent éventuellement servir à développer de nouveaux produits, ou être revendues à un tiers parti.
par Patrick Bellerose