La Réserve fédérale américaine de New York a annoncé qu'elle surveillera désormais ce qui se dit à son sujet sur les médias sociaux. Et elle n'est pas la seule institution américaine à tendre l'oreille.
Le site Fast Company a dévoilé cette semaine que la Fed de New York a lancé un appel d'offres afin de trouver une entreprise capable d'analyser les milliards de messages envoyés sur les réseaux sociaux et le Web en général. Le but, savoir comment le public réagit à ses politiques monétaires.
Ainsi, l'institution écoutera ce qui se dit sur Facebook et Twitter, mais aussi sur les forums, les blogues, de même que les sites de nouvelles.
Le «social media monitoring» n'est pas une pratique nouvelle pour les entreprises.
L'idée est, pour les directeurs de marketing, de savoir si le produit est bien reçu et qu'elles sont les critiques des consommateurs. Il ne s'agit pas de cibler une personne en particulier, mais de dégager le sentiment général des consommateur. Une sorte d'immense focus group, si on veut.
Quand il s'agit d'institution gouvernementales, toutefois, la pratique peut prendre des airs orweliens.
Par exemple, le département de Homeland Security, aux États-Unis, surveille les médias sociaux depuis des années.
Lors de l'inauguration de la présidence de Barack Obama, en 2009, le HS s'est intéressé aux événements politiques organisés sur Facebook via les «événements» créés sur le site et les pages Facebook des associations.
De façon similaire, le Pentagone a annoncé en août qu'il créera un programme afin d'identifier les grands «memes» (ces grandes idées ou tendances sur Internet) diffusés sur les réseaux sociaux, dans le but de prévoir les prochains grands mouvements politiques, comme la révolution dans le monde arabe.
Alors, êtes-vous inquiétez par le fait que le gouvernement américain puisse lire ce que vous dites sur les médias sociaux? Et dans le cas des entreprises?
par Patrick Bellerose