Après avoir annoncé l'arrivée du e-business dès 1997, IMB remet ça en nous promettant la venue du social business.
Derrière le nom très «marketing» du social business, se cachent des outils avec lesquels nous sommes déjà plus ou moins familiers: wiki, blogues, pages de profil, etc.
IBM a pris les outils que nous utilisons déjà dans notre vie personnelle et les a adaptés à notre vie professionnelle.
Mais attention, le social business n'est pas qu'un joli nouveau nom.
IBM a créé des outils de partage qui peuvent être utilisés par des entreprises comptant plus de 10 000 employés, ce qui n'est pas toujours possible avec les wiki existants.
Mais encore plus, ces systèmes permettent, à la manière de Facebook, de découvrir d'autres membres et des éléments d'informations de façon fortuite, via les recommandations, les liens et les messages des autres participants.
Ainsi, avec Lotus Connection 3.0, par exemple, des équipes travaillant dans des pays différents peuvent voir ce que font leur confrères, sans que le département des ressources humaines envoie une lettre d'informations ennuyeuse.
Dans un texte publié par le MIT, le directeur des logiciels sociaux d'IBM donne cet exemple: deux équipes d'une même entreprise travaillaient sur le même projet, et étaient confrontées aux mêmes problèmes, sans le savoir!
Mais le social business est aussi un état d'esprit que les entreprises devront adopter.
Sur son blogue, Ed Brill, directeur, messages et collaboration, pour le logiciel Lotus d'IBM, décrit ce changement d'attitude au sein même de sa compagnie. Par le passé, IBM contrôlait son image au point de lui reprocher d'avoir fait un clin d'oeil (cryptique) à la nomination d'un nouveau directeur général.
L'idée était que les relations publiques contrôlaient le message d'IBM, point final.
Aujourd'hui, Ed Brill se retrouve plutôt sur une des pages d'accueil d'IBM, aux côtés d'autres experts. Et sous le nom de chacun d'entre eux, on trouve divers moyens de «connecter»: blogue, LinkedIn, Twitter.
De la même façon, en arrivant sur la page principal d'IBM, on vous proposera de «chatter» avec un consultant afin de définir vos besoins.
Comme IBM aime le dire, les gens veulent faire affaires avec des humains, non pas avec des entreprises sans visage.
Personne n'est dupe, les employés d'IBM ont intérêt à bien se comporter en ligne.
Mais notre utilisation des médias sociaux fait déjà des nous des cybercitoyens relativement conscients des règles de l'art.
Les bourdes sont inévitables, mais IBM semble croire que le social business est la voie de l'avenir.
par Patrick Bellerose