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mardi 30 août 2011 à 5H00

R.I.P, Steve Jobs


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Peu d'hommes ont eu l'occasion de lire leur notices nécrologiques, particulièrement d'aussi flatteuses, avant même l'annonce de leur mort.

Dès l'annonce de son retrait à titre de chef de la direction d'Apple la semaine dernière, les bons mots ont commencé à affluer pour Steve Jobs.

Après huit années passées à combattre un rare cancer du pancréas, le court communiqué de presse ressemblait à une admission de défaite pour cet homme pourtant habitué à l'adversité.

«I have always said if there ever came a day when I could no longer meet my duties and expectations as Apple's CEO, I would be the first to let you know. Unfortunately, that day has come.»

La formule est simple, et c'est le non-dit qui donne froid dans le dos.

Malgré son tempérament irascible et ses exigences hors-normes pour ses employés, ce que nous retiendrons de Steve Jobs est son talent de visionnaire.

Parmi les grands inventeurs, peu ont révolutionné leur industrie encore et encore comme l'a fait le grand patron d'Apple.

Contrairement à Bill Gates (malgré tout son mérite), il a mis la technologie au service de l'humain.

Alors que Microsoft comptait sur des violations des lois antitrust, Apple a inspiré les consommateurs avec des produits cool et innovateurs.

Le Mac, l'iPod, l'iPad, l'iTune Store: Steve Jobs a rarement été le premier, mais ses produits répondaient à nos besoins plutôt que de nous imposer les lois de la technologie.

Apple a été un pionnier du marketing aussi bien que de la fabrication d'appareils innovateurs.

Est-ce que Tim Cook, son successeur, peut réussir de la même façon que Jobs?

La plupart des observateurs en doute.

Un article bien documenté du Wall Street Journal souligne que, même s'il se révélait aussi visionnaire que son prédécesseur, Cook ne bénéficie pas de la même stature.

À l'intérieur d'Apple, d'abord, que Jobs a fondé puis sauvé du marasme après son retour en 1997.

Puis auprès des partenaires d'affaires. Jeff Bewkes, chef de la direction de Time Warner se rappelle que Steve Jobs a négocié dur pour distribuer les disques de l'entreprises sur iTunes.

Pas certain que Tim Cook pourra faire de même. Comme l'écrit le WSJ, le conseil d'administration ne laissera pas la même latitude à ce gestionnaire qu'au sauveur d'Apple.

Steve Jobs demeure pour l'instant au sein d'Apple. Il a demandé dans son communiqué de presse à devenir président du conseil et directeur d'Apple.

Espérons qu'il y restera assez longtemps pour lancer son entreprise dans le monde de l'informatique en nuage, de la vidéo en ligne, des magazines et des quotidiens.

Pas parce Steve Jobs est un leader sans défaut - on a déjà souligné sa tendance à vouloir tout contrôlé et à conserver pour son entreprise une part indue des revenus -, mais parce que sa présence dans l'industrie a constamment forcé la compétition à regarder vers l'avenir.

MAJ: Steve Jobs est bien atteint d'un cancer du pancréas, et non de la prostate, comme nous l'avions d'abord écrit. Merci à notre lecteur vigilant.


par Patrick Bellerose



VOS COMMENTAIRES


Cet article a reçu 1 commentaire


  • SBoutch a dit le 30 août 2011 Signaler ce commentaire

    Cancer du PANCRÉAS pas de la Prostate... :-S

    "En juillet 2004, Steve Jobs doit subir une intervention chirurgicale afin de retirer une tumeur cancéreuse pancréatique. Plus précisément, il est atteint d'une forme relativement rare de tumeur, plus simple à traiter, se nommant « tumeur neuro-endocrinienne des îlots de Langerhans ». Cette intervention ne nécessitera aucun traitement complémentaire tel qu'une radiothérapie ou une chimiothérapie."


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