The Gazette a annoncé que son site Web deviendra payant. Une tendance de fond.
Mercredi dernier, montrealgazette.com a mis en place un système payant dit «metered», qu'on pourrait traduire par système muni d'un compteur.
Ainsi, les lecteurs auront accès à 20 articles gratuits par période de 30 jours avant de devoir s'abonner.
Certains contenus seront toutefois accessibles au-delà de ces 20 articles, soit les nouvelles de dernière heure et les blogues. De plus, les sites Habsinsideout.com et Westislandgazette.com, qui appartiennent également au quotidien, demeureront 100% gratuits.
De plus, comme l'ont souligné d'autres blogueurs, de nombreux articles payants sur montrealgazette.com risquent d'être disponibles gratuitement sur d'autres sites du groupe Postmedia.
C'est que The Gazette est vu comme un test pour Postmedia, comme l'a expliqué une porte-parole au journaliste de Rue Frontenac, Jean-François Codère. Les autres journaux du groupe pourraient adopter le même modèle dans l'avenir.
Le système mixte adopté par The Gazette ressemble beaucoup à celui mis en place par The New York Times il y a près de deux mois.
Cette approche permet aux internautes qui consultent le site par hasard via un moteur de recherche d'accéder au contenu, tout en faisant payer les plus grands utilisateurs. Il évite aussi de décourager les visiteurs occasionnel et de faire chuter dramatiquement le nombre de pages vues.
De son côté, Le Devoir choisit lui-même qu'elles pages sont payantes et lesquelles sont gratuites. Dans les deux cas, il s'agit de protéger le contenu «premium», soit celui à valeur ajoutée.
Sur son site, Steve Faguy souligne toutefois que les nouvelles d'agences de presse (disponibles partout gratuitement) seront incluses dans le calcul des 20 premiers articles disponibles gratuitement.
Qu'on le veuille ou non, les sites d'informations payants vont se multiplier dans les mois et les années à venir.
On sait déjà que Sun Media veut expérimenter le modèle sur des journaux régionaux avant de, peut-être, l'appliquer à d'autres quotidiens nationaux. Je ne serais pas surpris que Gesca y réfléchisse aussi.
Avec les lecteurs qui se désabonnent, l'arrivée des quotidiens gratuits et le prix de la publicité en ligne qui peine à grimper... et il ne faut se leurrer, on va tous finir par payer.
«There's no free lunch», disait l'économiste Milton Friedman. Sages paroles.
par Patrick Bellerose
"les nouvelles de dernière heure et les blogues" gratuit! une chance qui voudrais payer pour cela des bloques (des commentaires de gens) et les nouvelles de dernières minutes que partout ailleurs on peut voir gratuit. Il me verront pas payer eux c'est certain. Surtout à cause il chie souvent sur les francophone hors de l'ouest de Montréal, leurs communautés anglophone.