Il n'aura fallu qu'une journée à Google pour dévoiler sa plateforme concurrente au système d'abonnements pour magazines et journaux d'Apple.
Mardi dernier, Apple annonçait que les éditeurs pourront désormais utiliser l'App Store pour s'abonner à des contenus de magazines ou journaux, mais également à de la musique ou des vidéos.
Le système permettra de s'abonner pour les diverses plateformes d'Apple : iPhone, iPod Touch et iPad.
Petit geste de l'entreprise de Steve Jobs pour contenter les éditeurs, ceux-ci auront accès à certaines données des lecteurs. Jusqu'ici, les grands groupes de presse craignaient qu'Apple conserve toutes les données du lectorat (nom, âge, géo localisation, etc) pour son propre profit.
Les utilisateurs pourront aussi décider quelles informations sont partagées avec les éditeurs.
Apple permettra également aux éditeurs de conserver 100% des revenus si l'abonné s'inscrit via le site Web de la publication. Ce n'est que si l'abonnement est fait via l'App Store qu'Apple retiendra une part de 30%.
«Notre philosophie est simple - lorsqu'Apple amène un nouveau client à l'application [de l'éditeur], Apple touche une part de 30%; lorsque l'éditeur amène un nouvel abonné ou un abonné existant à l'application, l'éditeur garde 100% et Apple ne touche rien», a affirmé par voie de communiqué le dirigeant d'Apple, Steve Jobs.
Mais voilà , Google lançait hier son propre service d'abonnement. Nommé One Pass, il permet aux éditeurs de créer un système d'abonnements pour les tablettes électroniques et téléphones intelligents, mais aussi pour les sites Web.
Google affirme que son système est «flexible». Les éditeurs peuvent donc «proposer un paiement à l'article, des abonnements à la journée ou au mois, ainsi que des packs composés de plusieurs numéros».
Et le plus beau dans tout ça : Google n'exige de 10% des revenus.
De quoi mettre des grains de sable dans la machine d'Apple.
D'autant plus qu'Apple pourrait faire face à des poursuites pour violation des lois antitrust pour ses règles trop contraignantes, selon cet article du Wall Street Journal.
par Patrick Bellerose