L'équipe d'Influence Communication a remis son prix «Bogue de l'année» 2010 à la fausse mort de Pat Burns, le 17 septembre dernier.
Influence Communication est cette firme de «courtage d'information» qui écoute tout ce qui ce dit dans les médias québécois (et ailleurs dans le monde). Elle vend ses services aux entreprises qui veulent savoir ce qu'on dit sur elles, sur leurs concurrents, sur leur industrie, etc.
Chaque année depuis six ans, la firme produit un bilan annuel de l'actualité.
Par exemple, on y apprend que le séisme en Haïti a été la nouvelle la plus traitée par les médias cette année, dépassant même les événements du 11 septembre 2001 en tant que nouvelle la plus couverte au cours de la décennie.
Les péripéties du Canadien de Montréal ont également continué de nous fasciner, avec un poids médias de 15%, et de 77% de toutes les nouvelles du sport.
Parlant de hockey, l'anecdote autour de la fausse mort de Pat Burns nous en apprend beaucoup sur la course au scoop et la vitesse des communications au 21e siècle. Voici le déroulement des événements tels que retracé par Influence Communication :
• 11 h 15 : TSN annonce la mort de Burns sur Twitter;
• 11 h 16 : CTV Ottawa reprend la nouvelle et la diffuse à son tour sur Twitter;
• 11 h 18 : Twitter s'emballe mais les médias traditionnels demeurent prudents;
• 11 h 22 : Dans la biographie de Pat Burns sur Wikipédia, on y apprend qu'il est mort aujourd'hui;
• 11 h 24 : TSN confirme la mort de Pat Burns sur son site Web;
• 11 h 30 : Pat Burns est le sujet numéro 1 sur Twitter au Canada;
• 11 h 55 : TSN retire le texte de son site Web;
• 11 h 58 : L'ensemble des médias annonce que le fils de Pat Burns a communiqué avec quelques journalistes pour dire que son père était toujours vivant.
Notez ce détail, il a fallu 7 minutes pour que quelqu'un prenne la peine de noter la mort de Pat Burns sur Wikipedia...
Comme on peut le voir, les médias sociaux, notamment ceux des médias professionnels, on grandement aidé à propager cette fausse nouvelle.
Internet est d'ailleurs de plus en plus le déclencheur de nouvelles, toujours selon Influence Communication.
En 2004, seuls 2% des éléments de l'actualité prenaient leur origine sur Internet. Cette année, on parle plutôt de 13%.
De la même façon, Internet, et les médias sociaux en particulier, sont en train de voler la place de la radio comme média d'information en cours de journée.
Le matin, le quotidien (80%) continue de régner en maître. Mais c'était auparavant la télé, suivi de la radio qui nous gardaient informés des développements de l'actualité.
Cette année, cette position est disputée avec 12% pour la radio et 13% pour les médias sociaux.
Toutefois, la télévision domine toujours comme média d'information une fois passée la mâtinée, avec 55%.
Vous pouvez consulter l'ensemble du dossier d'Influence Communication ici.
par Patrick Bellerose