Quel avenir pour le site de réseautage préféré des internautes?
On peut se poser la question après la lecture de deux nouvelles parues hier.
Tout d'abord, une étude d'OTX rapportée par eMarketer affirme que près d'un adolescent américain sur cinq qui possède un compte Facebook a diminué son utilisation du site ou carrément cesser de l'utiliser.
Pire, la tendance semble s'accélérer au cours des derniers mois et 9% des ados interrogés ont affirmé avoir complètement abandonné le site.
La raison la plus citée pour ce désistement? «C'est plate», ont dit 45% des utilisateurs occasionnels. La compétition des autres sites a été citée dans 28% des cas.
L'abandon de Facebook est toutefois beaucoup moins prononcé que celui de MySpace, délaissé par 22% des personnes sondées, de même que YouTube et Twitter, avec 15%.
Pour ajouter à ces maux, on apprend que les réseaux sociaux, Facebook en tête, entraîneraient les coûts publicitaires par millier de visiteurs (CPM) vers le bas.
Ces sites ont récolté un CPM d'environ 56 sous l'an dernier, contre une moyenne de 2,43$ pour les autres sites américains.
Ce bas coût est dû en partie au fait que les publicités sur Facebook sont principalement textuelles et de petit format.
Et le volume «d'impressions» (ou pages vues) créée par ces réseaux est si grand qu'ils inondent le marché et tire les prix à la baisse. Par exemple, en mai dernier, Facebook était responsable de 16,8% des pages vues en ligne aux États-Unis.
Malgré cette importante part de marché, et en raison du bas prix de ses publicités, Facebook devrait encaisser environ 890 millions$US cette année, contre 3,05 milliards$US pour Yahoo.
Ce qui fait dire: Mark Zuckerberg aurait peut-être dû accepter les 1,5 milliards de dollars que Viacom lui a offert en 2005.
Oh, et Google semble sur le point de lui faire directement compétition...
par Patrick Bellerose