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jeudi 13 mai 2010 à 13H33

En 2020, le Web pourrait compter 53 sextillions d'éléments d'information


Miniature de l'image pour web.jpg C'est ce qu'a affirmé aujourd'hui un haut dirigeant de Google. Comment pourrons-nous organiser le Web avec autant d'informations? Les médias de niche sont peut-être un début de réponse.

Lors d'une conférence à Moscou portant sur la publicité, Nikesh Arora, président des ventes globales et du développement d'affaires pour Google, a affirmé que le nombre de connexions au Web allait tripler d'ici 2020.

Selon lui, le nombre d'utilisateurs du Web atteindra alors cinq milliards, comparativement à 1,8 milliard aujourd'hui.

De plus, le nombre d'abonnés à un téléphone cellulaire passera de 4,6 milliards à 10 milliards, notamment en raison des abonnements multiples pour un même utilisateur.

Côté contenu, le Web contiendra 53 zettabytes, ou 53 sextillions éléments d'information.

«Nous allons avoir un problème... ça deviendra très difficile de trouver de l'information pertinente pour nous», a dit Nikesh Arora.

Bien sûr, de grands moteurs de recherche comme Google feront leur pain et leur beurre de cet amas de sites Web et d'hyperliens.

Mais pour les éditeurs, l'explosion du Web est aussi une opportunité de développer du contenu de niche.

Le concept n'est pas nouveau, Chris Anderson en a fait son fonds de commerce avec son livre The Long Tail, et les conférences qui en ont découlé.

Depuis mardi dernier, Thomson Reuters applique le concept d'une façon intéressante avec Reuters Insider. Puisque les analystes financiers et investisseurs s'intéressent généralement à des secteurs très précis (industrie minière, restauration rapide, etc.) l'entreprise a créé des canaux dédiés exclusivement à chacun de ces champs.

En plus de Reuters, 150 partenaires fourniront du contenu à la nouvelle plateforme.

Le tout est classé par pays, marché, secteur, entreprise, et même par intervenant.

Et puisque ces informations sont un avantage compétitif pour les acteurs présents en Bourse, Thomson Reuters demandera 2 000$ par abonné chaque mois.

Parmi les avancés technologiques associé au nouveau service, des hyperliens liens seront ajoutés au verbatim des événements, afin de pouvoir aller directement au clip pertinent.

Il sera aussi possible de partager une vidéo en tout ou en partie avec des collaborateurs via téléphone mobile.

De plus, Reuters Insider fournira des outils téléchargeables afin d'enregistrer soi-même une présentation vidéo.

Étonnamment, le concurrent de Thomson Reuters, Bloomberg, a plutôt choisi la voie opposée l'automne dernier avec l'achat de Businessweek. L'entreprise de Michael Bloomberg fait le pari de la rentabilité dans les médias de masse.

L'avenir nous dira lequel des deux géants a raison.


par Patrick Bellerose




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