Pour les ados d'aujourd'hui, vivre sa vie sans radio est tout à fait possible. De mon temps, c'était impensable.
C'est assez incroyable. Mes garçons (12 et 15 ans) passent à travers les cartes iTunes plus vite qu'un couteau chauffé à blanc dans une livre de beurre.
C'est bien simple: je n'arrive pas à les suivre.
Chaque fois, je leur demande s'ils ont téléchargé un ou deux disques entiers par erreur, ce qui expliquerait cette rapidité à épuiser les précieux crédits iTunes... Mais non! Toutes les chansons téléchargées sont bien celles qu'ils ont réclamées, en recherchant soit le titre, soit le nom de l'artiste.
Mais d'où puisent-ils toutes ces informations? Comment se forment leurs goûts musicaux? Car contrairement à moi quand j'avais leur âge, mes fils n'écoutent JAMAIS la radio. Pour eux, c'est comme si ce média n'existait pas.
Leurs informations musicales, ils les puisent auprès de leurs amis, en s'échangeant les paires d'écouteurs pour explorer ce qu'il y a sur les iPods des autres... Un gigantesque juke-box «iPodien». Dans cette jungle technologique, mes enfants - et probablement les vôtres aussi - ont appris il y a bien longtemps à se passer de la radio.
Dans un rapport daté de juin 2009, la maison de recherche Nielsen concluait que, à travers le monde, le lecteur MP3 est la méthode d'écoute de musique la plus populaire des adolescents (dans une proportion de 39%), suivi de l'ordinateur à la maison (33%). La radio arrive loin derrière, à 16%.
C'est dommage. Et cela n'est certainement pas bon pour l'avenir de la radio.
Quand les quotidiens gratuits sont arrivés sur le marché, les journaux traditionnels ont perdu des parts de marché, mais se consolaient tout de même en se disant une chose: ces gratuits allaient donner le goût de lire un journal à toute une génération qui n'avait jamais été élevée avec cette habitude.
Mais qu'est-ce qui va sauver la radio? Comment croire que toute une génération qui a évité la radio y retournera un jour?
Une piste de solution pourrait bien se trouver dans les applications radiophoniques que l'on retrouve sur les appareils comme le iPod ou le iPhone.
Qu'il s'agisse de récepteurs virtuels offrant la possibilité d'écouter des centaines de chaînes de radio Internet, ou d'une application qui mène vers une seule chaîne, c'est peut-être là l'ultime moyen de réconcilier les jeunes avec le média qui a fait la joie de leurs parents, leurs grands-parents et leurs arrières-grands-parents.
par Romain Bédard
Mais qu'y a-t-il d'étonnant ? J'ai 54 ans, j'écoutais la radio (Radio Canada)de 6h le matin jusqu'à 18h du lundi au vendredi. Le samedi et le dimanche, LeBigot et rien d'autre. Depuis 4 à 5 ans je n'ouvre la radio qu'à de rares occasions car ce que j'y entends ce sont les mêmes radottages, d'une station à l'autre c'est pareil, la source des informations des chroniqueurs est Internet. C'est pour ça que j'écoute les radios d'à travers le monde ou CHOM-FM. L'information, les actualités ne m'intéressent plus car je sais que tout est faux, qu'on me ment et ça me fout à l'envers, je rage d'entendre que nos politiciens, nos syndicats, nos grosses corporations nous volent à tour de bras et rien n'est fait pour corriger ça. Pendant ce temps-là on paye. On paye pour les pots de vin, on paye pour des ponts et des viaducs qui tombent parce qu'ils ont été faits par des magouilleurs qui remplissent les coffres des partis politiques (autant le PQ que le PL). De plus tout ce qui est construit au Québec l'est par des bandits camarades syndiqués associés aux Hell's Angel...et vous voulez que je continue ?
Non je préfère éviter des ulcères et n'écouter que de la musique.
Comme le disait Frank Zappa: "Music is the best"
Et on se demande pourquoi les jeunes n'écoutent pas de radio...allo! Cette génération est beaucoup plus allumée et brillante que la nôtre.
C'est triste mais c'est ça et c'est pour ça que le cynisme est roi.
Aujourd'hui on sait maintenant que les radios sont là pour faire de la propagande au profit des partis politiques et des élites. Comme Powercorp par exemple.
Alors on l'écoute plus.
Bientôt ce sera au tour de la télé généraliste avec ses nouvelles et sa propagande poche jours après jours. Avec ses animateurs plastiques museler.