Surprise de taille aux JO de Vancouver: les médias numériques remportent l'or!
Mardi, Timo Lumme, directeur des services de télévision du Comité international olympique (CIO), a annoncé que les médias «non-traditionnels» (lire: Internet et téléphones portables) avaient diffusé 20 000 heures de compétitions olympiques, soit le même nombre que les médias «traditionnels» (lire: télévision).
Avec un auditoire de 3,5 milliards d'individus à travers la planète, les Jeux de Vancouver pourraient devenir les jeux d'hiver les plus regardés de l'histoire.
Mais revenons à ces médias «non-traditionnels», qui comptent pour 50% de l'écoute olympique. Je ne sais pas si vous vous rendez compte, mais c'est ÉNORME.
C'est d'autant plus remarquable que, selon le CIO, seulement 100 sites Web diffusent des images des Jeux, alors qu'ils sont plus de 300 télédiffuseurs à en faire autant.
Et pour une fois, les diffuseurs canadiens (la grande famille Bell Globemedia, incluant CTV, V, RDS, TSN et Bell Mobilité) peuvent se péter les bretelles car leur offre sur Internet et sur portable est largement supérieure à celle des Américains (principalement au réseau NBC et et ses chaînes spécialisées).
La différence majeure entre canadiens et américains se situe au niveau de la diffusion d'événements olympiques en direct sur le web et sur portables. Au Canada, les internautes ont droit au signal en direct de tous les télédiffuseurs, regroupés sur les sites rdsolympiques.ca/video/ et ctvolympics.ca.
Par ailleurs, les abonnés de Bell Mobilité peuvent suivre les Jeux sur leur cellulaire, en direct, en utilisant les mêmes chaînes télévisées.
Aux États-Unis, la position old school de NBC est bien connue: rien ne doit menacer les sacro-saintes cotes d'écoute de la télévision. Donc, aucune diffusion directe sur cellulaires et très peu sur Internet: seuls les matchs de hockey et de curling sont programmés sur nbcolympics.com. En tout, 400 heures de streaming en direct, comparativement à 2 200 heures lors des Olympiques de Beijing en 2008.
Même à la télévision, NBC diffuse très peu d'événements en direct: la plupart des compétitions majeures sont enregistrées, re-packagées et diffusées en soirée, durant les heures de grandes écoute.
La logique est toujours la même: c'est la télévision qui apporte la plus grosse part des revenus; c'est donc elle qui doit être «protégée».
Il sera intéressant de voir après les Jeux lequel des deux modèles - américain ou canadien - se sera révélé le plus rentable.
En attendant, internautes canadiens, profitons de notre bonne fortune!
par Romain Bédard