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Depuis cet après-midi, on peut enfin lire sur Rue Frontenac.com les topos des cadenassés du Journal de Montréal. Et disons-le, l'attente en valait la peine. Du bon journalisme de faits divers, des sports comme on les aime, une section Arts et spectacle où Dieu merci, la petite guéguerre cheapo entre médias est absente et en prime, une équipe de chroniqueurs solides et aguerris comme Marco Fortier.
On eut bien aimé un peu plus d'interactivité et d'échange avec les lecteurs, à tout le moins, une section commentaires pour chacun des articles. On pourrait aussi suggérer à l'éditeur de Rue Frontenac.com la création d'une page où les citoyens pourraient envoyer leurs photos, leurs vidéos ou leurs infos, histoire de développer un sentiment d'appartenance. Une page Idées? Un courrier des lecteurs? Section pouvant être commenté par les lecteurs eux-mêmes et les journalistes? Mais pour une première journée de «boulot», levons notre chapeau aux lockoutés et laissons leur le temps de souffler un peu. Compris Pat? ;-)
Cela dit, en toute objectivité, il faut reconnaître que de leur côté, les cadres du Journal de Montréal font une bonne job dans le quotidien papier. Du bon journalisme fait par des gens qui connaissent leur métier. Et mis à part quelques topos suspects, tout semble fait dans le respect des lois du travail. Et comme dans Rue Frontenac.com, une fois que l'on évacue les stupides guéguerres entre médias et les insipides articles provenant des filiales (ne vous demandez pas pourquoi notre crédibilité est à la baisse, en voici deux exemples), et que l'on permet au Journal d'être LE Journal, on se surprend à aimer. Ne reste plus qu'à éliminer les topos qui ne sont que de simples réécritures de communiqués de presse, et tout serait parfait.
Au risque de choquer les deux parties, je vous dirais que soudainement, et Rue Frontenac.com et le Journal papier semblent tous les deux avoir une âme. Ce qui faisait cruellement défaut au journal avant le lockout. Le meilleur des deux mondes?
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Vous le savez, je vous l'ai dit, je connais des gens des deux côtés de la clôture. Autant du bord des cadres que de celui de la rédaction, il y a des gens talentueux et fort compétents qui aiment et surtout, qui respectent leur profession. Et donc, le public. On s'entend qu'il y a aussi quelques têtes à claques. Comme partout.
Mais on le répète, en toute objectivité, débarrassé de tous ces irritants qui entachaient la crédibilité du journal et de ses artisans, autant Rue Frontenac.com que le Journal papier actuel sont agréables à lire. Papier 1, Internet 1. Match nul partout. Cela nous prouve donc que les cadres ont su conserver leurs réflexes de journalistes, et que les cadenassés ont fait la preuve qu'ils pouvaient s'approprier les technologies avec succès.
Rendu ici, on fait quoi? Parce qu'au delà des enjeux technologiques, au delà des questions économiques, il y a des hommes et des femmes qui ont travaillé ensemble et qui auront à le faire (enfin, on l'espère) dans un futur plus ou moins rapproché. Comment régler un conflit de travail qui s'annonce interminable et qui met en péril la survie d'un quotidien dans un contexte de rupture?
À mon (pas très humble) avis, si on pouvait enfermer les cadres, des ex journalistes rappelons-le, et les membres de la rédaction en lockout, et que l'on appliquerait cette méthode mise en pratique par les Mulroney ou Bellemare, à savoir vous ne sortirez d'ici que lorsque tout aura été négocié avec humanité et dignité, cette crise serait réglé en moins d'une semaine.
Sceptique?
Internet et les technos? Le multiplateforme? Les journalistes cadenassés le savent très bien que c'est inévitable, et ils nous ont prouvé avec Rue Frontenac.com qu'ils pouvaient s'approprier les outils technologiques. Et nous n'en sommes qu'au jour 1 d'un site conçu en moins d'un mois.
La guéguerre entre médias cheapo et les topos insipides reliés à la convergence? Les cadenassés ET les cadres nous prouvent qu'une fois ces irritants évacués, des irritants qui, on le répète, nuisent autant à la crédibilité de l'information qu'à celle des journalistes, on peut faire de la bonne information crédible, avec cette saveur très Journal de Montréal et qui va au delà de ce que produisent les quotidiens gratuits comme Metro et 24 Heures. Et qui est différente de celle produite par La Presse ou Le Devoir.
Les salaires? Je vous gage un vieux 20$ racorni qu'en enfermant dans une même pièce les cadres et les journalistes cadenassés, on pourrait rapidement en venir à une entente qui pourrait à la fois assurer au groupe média une marge de manœuvre pour naviguer dans les eaux troubles qui se dessinent à l'horizon, et aussi satisfaire les journalistes lockoutés qui, rappelons-le, ont mérité leurs salaires actuels dans le cadre de négociations honnêtes et de bonne foi.
Les petites annonces? C'est sans doute l'écueil qui risque de faire échouer toutes les négociations si personne ne veut regarder la situation en face et tenter de régler le tout humainement et avec dignité. Oui, j'insiste sur ces deux qualificatifs car c'est à ces conditions que pourrait se régler le conflit. Oui, c'est noble de la part du syndicat de se préoccuper du sort des employés aux petites annonces. C'est aussi sa mission.
Cela dit, dans le contexte actuel de rupture, le département des petites annonces du Journal est un mort en sursis. Désolé, mais Internet (vous connaissez le discours)... Même des services payants comme LesPac, des sites d'annonces classées 100% Internet, auront de la misère à faire face aux sites gratuits comme Craiglist. Alors, les annonces classées de quotidiens papier? Tu parles Charles que c'est un département branché sur le respirateur.
Et cela, le syndicat devra l'accepter. Et se résoudre à accepter sa disparition.
Mais de son côté, la partie patronale a aussi une responsabilité, celle de négocier avec humanité et dignité une sortie pour les employés œuvrant aux petites annonces, certains ayant donné une partie importante de leur vie pour l'entreprise. Je le sais, humanité, dignité et monde des affaires ne vont pas ensemble. Vous me permettrez une certaine naïveté.
Mais il est vrai que l'Empereur, second du nom, ne nous a pas habitué à cela, l'humanité et la dignité lors de conflits antérieurs. Et peut-être est-il là le problème. L'Empereur de la partie patronale et les Princes du syndicat.
Salaires, Internet, multiplateforme, qualité des contenus et retour aux bases du journalisme; il n'y a rien dans tout cela qui ne peut empêcher un règlement rapide du conflit. L'eau dans le vin? Les petites annonces dont il faudra accepter la disparition.
Je mets un vieux 20$ sur la table. Quelqu'un veut renchérir?
Note aux lecteurs: Bien que Branchez-Vous! soit la régie publicitaire de Rue Frontenac.com, je tiens à souligner aux lecteurs qu'en aucun temps, la direction de BV! ne m'a informé de cette entente commerciale. Et c'est tant mieux ainsi. Comme bien des gens, j'ai appris par Steve Proulx l'existence d'un accord entre les cadenassés et BV!
par Michel Dumais
Ce pourquoi le conflit pourrait durer assez longtemps, c'est pour la même raison que grève et lock-out ont pu advenir aussi «facilement» en ce cas : on n'a pas grand-chose à perdre, de part et d'autre, à court ou moyen terme. Deux ans de 'garantie' 'raisonnable' côté syndical ; possibilité de faire... des profits même, à la faveur de ce lock-out, côté patronal (si ça se dessinait comme à Québec). A fortiori, considérant que, ceteris paribus, tout peut continuer comme par-devant, quasi comme s'il n'y en avait pas de lock-out. Qui plus est, pour le consommateur ça va être encore mieux, puisqu'en sus de «son» Journal -- qu'il aura encore --, il va en avoir un autre supplémentaire, sur la Toile, tout à fait gratuitement... Le meilleur des mondes, quoi ! Pas vrai ?
Quant au 'reste', eh bien, le fardeau de la preuve incombe aux lock-outés de démontrer qu'eux peuvent faire mieux que le "staff" [restant] en exercice/fonction au Journal papier ; que ce sont eux qui s'y connaissent le mieux, peuvent faire (le) mieux. Sans quoi... Si le Journal de Montréal, en effet, devait s'avérer aussi 'bon' ou pas moins 'mauvais' sans ses journalistes syndiqués qu'avec... ; et si, de surcroît, ceux-ci ne parvenaient à «s'illustrer» ailleurs/autrement, de manière à rappeler leur existence-'utilité' (comprendre compétence, expérience, etc.) ; hum !...
Ce qui fait la force de la convergence peut aussi faire sa faiblesse…
Si je décide de boycotter un annonceur du Journal et que je suit la logique de la convergence.. essentiellement l’Empereur déchu de QuebecorWorld pourrait se retrouver l’Empereur déchu de Quebecor Média… Le lock-out de Montréal n’a rien à voir avec le lock-out de Québec parce que la région de Montréal on s’entend pour dire que c’est pas mal + de monde… au minimum quelques millions de personnes de plus…
En ce qui me concerne, je me propose bien de boycotter quelques annonceurs et de leur faire savoir par courriel et je vais suivre la logique de la convergence… je suis certain que je ne serai pas le seul à le faire…
À mon avis c'est essentiellement pour ça que le conflit ne va pas durer longtemps...
Bonne chance à l’Emprereur… et bienvenue à Montréal...
Le conflit sera long. Je parie pour 2 ans. Je surenchérit pour 100$.
En période de récession, les annonceurs se font rares. Ceux qui restent se feront offrir par Québécor de concentrer leur budget limité dans d'autres médias du groupe, soit l'Internet ou la télé. Québécor pourra économiser les salaires des journalistes!
Et PK Péladeau en profitera pour donner une bonne leçon à ces privilégiés de syndiqués qui travaillent 30 heures par semaine (!!) selon leur convention collective et gagnent 30% de plus que quiconque dans leur industrie, à ce que j'ai appris à ma grande surprise et colère.
Contrairement aux conflits précédents (Vidéotron et Journal de Québec), la récession cette fois-ci enlève à la direction toute urgence de régler ou même de s'asseoir pour négocier.
Mais nos syndiqués québécois qui rêvent en couleurs ne se sont même pas rendus compte qu'on est en récession et que les salariés partout ailleurs souffrent, perdent leur emploi ou craignent de le perdre...
Franchement Pierre,
Pourquoi tant de jalousie dans vos propos...
Pourquoi toujours tout mettre en perspective devant ce «grand fourre-tout» qu'est cette récession qui nous est promise ?
Un peu de solidarité, et moins de «colère», de rancoeur et de peur que diable ;-)
Allez bonne année 2009 à TOUS !!!
ne vous laissez pas faire pkp est en train de foutre en l'air la cie de son père , comme le démènagement a MIRABEL A été une majeure erreur surtout pour la livraison des journaux sur la rive-sud!
"ne vous laissez pas faire pkp est en train de foutre en l'air la cie de son père"
C'est en plein ça!!! Il détruit les racines et l'arbre va suivre...
Les lecteurs du Journal se reconnaissaient dans Pierre Péladeau qui avait un certain charme et beaucoup de charisme ce que n'a pas PKP qui est autant détesté par le milieu des affaires que du public en général... juste un parvenu qui a oublié ses racines... beau dommage...
Si PKP ne se réveille pas à temps c'est la fin de QuebecorMédiocre une entreprise qui fait dans le copie/coller...
Et personne ne parle des Desmarais qui contrôlent 70% des médias écrits au Québec !! Peut-être est-ce une tentative d'allé chercher les 30% restants.
En parlant Desmarais
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http://www.youtube.com/watch?v=LYdgXCo4aYE
Les journalistes sont le pétrole de l’information, que ce soit par Internet, la radio, la télévision, les nouvelles ne poussent pas dans les arbres. Moi j’ai annulé mon abonnement au JDM en raison du lockout, et parce qu’il nous demande notre opinion sur des sujets qui ne sont jamais publiés sur leur site, il se crisse de nous comme il se crisse des journalistes.
Ne lâcher pas les gars, et j’encourage les désabonnements.