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Depuis cet après-midi, on peut enfin lire sur Rue Frontenac.com les topos des cadenassés du Journal de Montréal. Et disons-le, l'attente en valait la peine. Du bon journalisme de faits divers, des sports comme on les aime, une section Arts et spectacle où Dieu merci, la petite guéguerre cheapo entre médias est absente et en prime, une équipe de chroniqueurs solides et aguerris comme Marco Fortier.
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Un titre qui surprendra sûrement le lecteur, sachant que le Journal de Montréal est le quotidien le plus lu au Québec. Mais le chroniqueur persiste et signe : si ce conflit de travail se prolonge au delà de 12 mois, le quotidien de la rue Frontenac tel que nous le connaissons aujourd'hui est voué à disparaître.
Les négociations de la dernière chance n'ayant absolument rien donné, la direction du Journal de Montréal a décrété hier soir à minuit un lockout, forçant ainsi les membres du syndicat à faire le trottoir et à lancer leur propre quotidien en ligne. Et malheureusement, le conflit promet de durer.
>>L'intervention d'un médiateur n'ayant pas suffit à résoudre les différents entre la partie patronale et le syndicat, tout porte à croire que l'histoire se répètera et que la direction de Quebecor décrètera un lockout dimanche.
>>Certains le pensent. Mais pour ma part, j'affirmerais plutôt que «2009 est l'année de toutes les opportunités pour les quotidiens». Mais il est vrai que je suis un brin optimiste.
>>On ne reviendra pas sur le ByeBye 2008. Les chroniqueurs, les journalistes, la blogosphère, son père et sa mère, tous l'ont fait avec plus ou moins d'élégance. Mais outre la petite et déplorable guéguerre cheapo qui règne entre la société d'État et Québécor, il convient d'expliquer pourquoi le Journal de Montréal a fait plusieurs fois sa Une avec l'émission de fin d'année.
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