Depuis ce matin, la société TQS s'est placé sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies. Advenant l'impossibilité pour les dirigeants de TQS et le syndic RMS Richter de trouver une solution, et c'est la faillite qui guette l'entreprise qui compte plus de 600 employés.
Ce n'est jamais chose plaisante de rendre compte des difficultés d'une entreprise, particulièrement lorsqu'il s'agit de gens oeuvrant dans le même milieu que nous. Pourtant, on s'en doutait depuis quelque temps déjà, la chaîne de télévision généraliste contemplait la faillite.
Mais quelles sont les raisons de ces difficultés? Et ce qui motive ce geste pour le moins drastique?
il y a évidemment ce passage obligé au HD numérique, avec comme date butoir 2011, qui demandera de la part des actionnaires de la station, des investissements minimaux de 30 millions. Un montant considérable, pour une entreprise qui ne fait pas ses frais depuis des années.
Certains invoqueront la perte de revenus publicitaires, due en partie à la multiplication des chaînes spécialisées et, depuis peu, à Internet. D'autres parlerons plutôt des politiques de convergence qui règnent, ou encore de la stratégie de Radio-Canada qui semble se comporter comme une télévision commerciale.
On peut convenir que l'avis de désaffiliation de la SRC pour les stations de Saguenay, de Sherbrooke et de Trois-Rivières prive TQS de revenus importants. Mais encore là, est-il normal qu'une station de télévision compte sur ses compétiteurs pour survivre?
Et, de dire les dirigeants de TQS, il y a cette décision du CRTC qui a récemment refusé aux stations généralistes de percevoir des frais d'abonnement pour la redistribution de leur signal soit par câblodistribution ou par satellite. Il nous semble qu'il eut été bien que le CRTC adopte une position contraire. Qui sait si les événements d'aujourd'hui ne forceront pas l'organisme réglementaire à faire machine arrière? Mmmm, ça nous étonnerait. Et pourtant. Il faudra donc surveiller de près les audiences du printemps du CRTC. Car à notre avis, c'est de là que viendra une partie de la solution.
Mais il y a aussi l'antenne elle-même qu'il faudra revoir. Car depuis son passage de télévision généraliste à télévision franchement commerciale à outrance, la qualité de la programmation a tristement diminué.
Bref, les défis qui attendent Cogeco et Bell, les actionnaires actuels ou qui sait, de nouveaux acheteurs, sont nombreux et importants. On leur souhaite bonne chance car il est toujours triste de voir disparaître des gens qui oeuvrent dans le même milieu que soi. Et en plus, en tant que citoyen, nous avons grandement besoin de diversité dans notre paysage audio-visuel.
par Michel Dumais
Le gros problème de TQS est que cette chaine le signale entre mal... et je ne connait personne en région qui pouvais la regarder avec une qualitée que l'ont retrouve au 10 ou encore au 2.
S'il faut avoir le cable pour regarder TQS et bien tu regarde d'autre choses.
Je suis triste pour les artisans.
Depuis le changement de logo, TQS est devenue une « Rock Matante » d'elle-même. Moins mordante, moins originale, moins audacieuse... Même Radio-Canada se permet de prendre des risques. Un exemple : La série « Les Lavigueur ». Le projet est passé de TQS à TVA puis à Radio-Can. Mais TQS n'a jamais été très présent dans le domaine des séries lourdes. C'est une série qui aurait très bien marché à TQS.
C'est bien certain que la surenchère de Radio-Can pour l'acquisition de séries ou de films américains a fait mal aux stations commerciales (TVA s'est toujours plaint de la situation). Je suis certaine que le CRTC a plié devant les chaînes spécialisées (en particulier Astral) afin qu'elles conservent tous les revenus provenant des redevances. Qui achètera TQS ? Corus, Astral ou Rogers ? Je ne crois pas que Quebecor va acheter une autre station. Ils ont d'autres chats à fouetter ces temps-ci (les imprimeries). Et TVA va « pas pire du tout ». J'opte pour Rogers. Ils pourraient être présents dans le marché francophone.
ces dommage mes tqs depuis 2 ans presente des emission trop ennuyante des films que tout le monde a vue 10 fois . a part Jean-Luc Mongrain tqs nous presente des emissions ordinaire exemple loft story ,quelle emission stupide . si tu as pas d'emission de qualité ces sur que les telespectateurs vont aller voir ailleur . je crois qu'il aurait interet a faire une programation qui va interesser le public pour le moment ces pas le cas . esperons qu'il s 'en sorte .
La seule émission que j'ai regardé de façon régulière à TQS était Les Pierafeu quand je retournais manger chez moi le midi. Même si je n'apprécie pas les émissions sur TQS, leur disparition va faire mal à la télé québécoise. TQS s'est peut-être tiré dans le pied avec des émissions comme Loft Story et des émissions de télé-réalité américaines mal doublées (TVA aussi faisaient ça), mais les chaînes spécialisées ne font que repasser les mêmes émissions en boucle.
Il devrais réengager Gilles Proux et Le maire Gendron! hahahahaha! Qu'il ferme ca!!!!! Au moin 2 ans que je n'ai écouter cette chaine!
Je trouve dommage que cette station se retrouve dans cette situation. J'ai moi-même des proches qui travaillent pour cette station et rien n'est rose en ce moment. Oui, la station devrait changer sa façon de faire mais au moins lorsque l'on voulait avoir des nouvelles de région (Québec) et bien ce n'était pas comme TVA ou Radio-Canada, ce sont des nouvelles d'ici des citoyens. Je pense que si les travailleurs s'unissent, ils vont trouver une solution.
Bonne chance à TQS
Pourquoi le passage obligatoire à la HD? Quelle est cette quête ridicule vers une amélioration du contenant au détriment du contenu?
Pourquoi le passage obligatoire à la HD? Quelle est cette quête ridicule vers une amélioration du contenant au détriment du contenu?
@Roger: tout comme aux États-Unis, c'est un organisme réglementaire, au Canada le CRTC et aux USA le FCC, qui a décrété qu'en 2011, toutes les stations de télévision au pays devront s'être converti à la haute définition.
Je pensais que ce n'était qu'une conversion de l'analogue au numérique qui était obligatoire. Au sud de la frontière en tout cas, il me semble que plusieurs stations vont plutôt utiliser la bande qui leur est allouée pour du HD à des fins de multicasting en SD.
Ah, j'avais raison pour les États-Unis.
http://www.dtv.gov/consumercorner.html#faq6
Si quelqu'un peut trouver une réponse équivalente pour le Canada, ça serait bien.
Je crois que t'as raison M.Patate, jamais entendu parlé du passage obligé au HD, seulement au numérique.
Oooops, vous avez raison, c'est un passage obligé au numérique, pas au HD. Mon erreur, qui est corrigée.
@Roger : Une des raisons qui justifie le passage des stations hertziennes du format analogique au format numérique est que cela libérera une partie du spectre pour permettre aux opérateurs de cellulaire d'offrir des services de téléphonie évoluée. Aussi, contrairement aux États-Unis, les stations canadiennes n'auront pas la possibilité de faire du multicasting une fois passées au numérique.
@Monsieur Dumais
Rien n'aurait empêché le gouvernement fédéral, pour des raisons d'intérêt public et de diversité des médias, d'obliger Radio-Canada a poursuivre son contrat d'affiliation avec TQS pour l'Estrie, la Mauricie et le Saguenay. Cela aurait permis de maintenir la chaîne sur le respirateur artificiel. Ce type de duo de stations (CBC-SRC/Privé) existe toujours à Thunder Bay et Lloydminster.
Ma prédiction, basée sur aucune information privilégiée : acheteur Corus (pour la synergie avec les radios) ou RadioNord (qui est une société non cotée en bourse - moins de pression de la part des actionnaires), fermeture des stations régionales autres que Québec et diffusion en région du feed intégral de Montréal (publicité et nouvelles). Ou conversion en Superstation diffusée exclusivement sur le câble.
Si Power Corporation/Gesca n'en voulait résolument et définitivement pas de TQS, peut-être faudrait-il alors regarder du côté de Québec, pour voir s'il y aurait là «Quelqu'un» intéressé. Chose certaine, ah, ça, oui, il y aura lieu de voir à (faire) améliorer la qualité, i.e. en allant dans le sens de celle du Journal du soir, plutôt que de celle des Loft Story.