Le modèle d'affaires adopté par YouTube fait désormais rentrer de l'argent dans les caisses des studios de cinéma, qui récemment encore avaient l'habitude de poursuivre le site parce qu'il montrait des vidéos sans en avoir les droits.
En fait, YouTube partage ses revenus publicitaires avec les propriétaires du contenu qui se retrouve illégalement sur sa plateforme, rapporte le New York Times.
Ainsi, lorsqu'une vidéo piratée est postée sur le site de partage, la publicité montrée avant chaque visionnement procure un revenu au studio propriétaire. Un revenu qui ne cesse d'augmenter, selon le directeur du contenu chez YouTube, Chris Maxcy. On comprend donc pourquoi les studios exigent de moins en moins que leurs films soient retirés du site.
Aujourd'hui, plus d'un tiers des 2 milliards de vidéos avec pub visionnées chaque semaine sur YouTube sont des vidéos illégales que leurs propriétaires décident de laisser en ligne.
L'entreprise, rachetée par Google en 2006 pour 1,65 milliard $US, a d'abord concentré tous ses efforts à faire grimper sa popularité. Il y a un an et demi, elle a commencé à plancher sur un modèle de revenu. Ce qui a porté ses fruits, estime le président et chef de la direction de Google, Eric E. Schmidt.
De leur côté, les analystes ont d'ores et déjà annoncé une première année rentable pour YouTube en 2010.
par Marie-Noëlle Reyntjens