La Gendarmerie royale du Canada (GRC) a fait savoir qu'elle était en pourparlers avec Craigslist en vue de fermer la section érotique du site de petites annonces gratuites au Canada. Or, ce type d'annonces représente 30% du revenu annuel de l'entreprise de San Francisco.
Cette sortie publique de la GRC survient quelques jours après la fermeture de la section concernée sur le site états-unien de Craigslist. Cette décision qui n'a pas été commentée par le site a été prise à la suite d'une lettre qui a été envoyée conjointement par les procureurs généraux de 17 États et qui ordonnait la suspension du service.
Tant au Canada qu'aux États-Unis, les autorités pensent que les annonces érotiques servent de tribune pour la prostitution.
L'année passée, Craigslist avait déjà pris plusieurs mesures. La section sur le site aux États-Unis ne portait plus le nom «érotique» mais «adulte». Par ailleurs, le service est devenu payant.
Les 10$ facturés par annonce a d'ailleurs permis d'augmenter le chiffre d'affaires du site web. L'agence Advanced Interactive Media Group prévoyait en avril dernier une croissance du revenu de 22% à 122 millions $US cette année, les annonces pour adultes procurant à elles seules 36 millions $US de revenus. Ces estimations devront probablement être revues à la baisse avec la fin de la section érotique.
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par Marie-Noëlle Reyntjens
On voit bien que la GRC suit l'actualité du NET en faisant la même chose, mais après les États-Uniens. Ils devraient aussi s'occuper des annonces des journaux (section Escorte) de tous les grands journaux ou presque. Ils vont lire mon commentaire et on va voir bientôt des arrestations à Montréal et bien d'autres villes, mais la section Escorte va rester disponible pour les grands journaux... vive le pouvoir des journaux d'ici. (Ne pas oublier les sites internet d'escorte) ils pilules et facile à trouver (par Google) si la GRC ne le savait pas encore... ;-)