Alors que s'ouvre ce matin à Québec le procès opposant la firme de logiciels libres Savoir-faire Linux à la Régie des rentes (RRQ), à Londres le Parti conservateur demande un moratoire sur la signature de contrats en informatique.
Les conservateurs de David Cameron dénoncent plusieurs contrats récents attribués par le Department for Work and Pensions, administration responsable des prestations de chômage et de retraite, ainsi que par les ministères de la Santé et de la Défense. Selon eux, les travaillistes de Gordon Brown ont donné le feu vert à 11 milliards de livres (17 milliards de dollars canadiens) de dépenses en TI de manière précipitée, à quelques semaines des élections générales qui doivent se tenir le 6 mai.
Contrairement à son homologue québécois, le gouvernement britannique opère un virage vers les logiciels libres dans le but de réduire ses dépenses en informatique. Néanmoins, la controverse que soulève l'opposition à Londres n'est pas sans rappeler l'actualité québécoise.
En effet, un procès sans précédent débute aujourd'hui à Québec autour d'un contrat de plus de 720 000 dollars attribué par la RRQ à Microsoft pour la mise à jour de postes de travail. Savoir-faire Linux accuse la RRQ d'avoir procédé sans appel d'offres. Une façon de faire qui a exclu d'office toutes firmes concurrentes, dont celle de logiciel libre comme elle, qui auraient pu offrir de meilleurs services à moindres coûts.
Pour le président de Savoir-faire Linux, Cyrille Béraud, la Loi favorise les grandes firmes comme Microsoft et lui accorde, de facto, un quasi-monopole sur les contrats publics. Conséquemment, les projets en TI coûtent donc bien trop cher aux contribuables québécois qui, en plus, de bénéficient pas des meilleures solutions technologiques disponibles.
Pour en savoir plus sur le procès Savoir-faire Linux vs RRQ, lire notre texte sur le blogue QuébecTech. Vous pouvez également suivre le procès en direct sur Twitter en vous abonnant au compte alimenté par Julien Plissonneau Duquène (@sflrrq) depuis la salle d'audience.
par Anne-Caroline Desplanques