On tourne en rond dans le conflit qui oppose Google à la Chine. Le ministre de l'Industrie et des Technologies de l'information Li Yizhong a réitéré ce vendredi que Google devrait respecter la loi s'il souhaitait demeurer en Chine.
Mercredi, le PDG de Google, Eric Schmidt, avait déclaré que les deux parties étaient en pleines négociations. Et hier, la vice-présidente et conseillère juridique de Google, Nicole Wong, confirmait que son entreprise ne filtrerait plus les résultats de son moteur de recherche en Chine. Cette décision n'a pas encore été mise à exécution.
En marge de la session annuelle du parlement chinois qui a débuté la semaine dernière, le ministre Li Yizhong a déclaré que Google prendrait des risques s'il n'obéissait pas à la loi et qu'il en «paierait les conséquences». Selon le ministre, c'est à Google de décider s'il reste ou pas. Le départ éventuel du moteur de recherche américain n'entravera pas le développement du marché du web en Chine, a-t-il conclu.
Les parties n'étant visiblement pas prêtes à faire des concessions, tout porte à croire que le conflit débouchera sur le retrait de Google du marché chinois de la recherche en ligne. Selon la société d'études Analysys International, Google détenait au quatrième trimestre 2009, 35,6% des parts de celui-ci derrière le Chinois Baidu qui en contrôlait 58,4%. Avec 384 millions d'internautes, la Chine constitue le marché le plus attractif pour les entreprises mondiales.
par Marie-Noëlle Reyntjens