Il y a dix ans jour pour jour, l'indice Nasdaq des valeurs technologique clôturait à un niveau record de 5.048,62 points. Trois jours plus tard, plusieurs poids lourds du Web comme AOL, Yahoo! et Amazon décrochaient. Résultat, le 9 octobre 2002, l'indice avait perdu 78% de sa valeur à 1.114,11 points.
En une décennie, l'indice des valeurs technologiques a chuté de plus de moitié et de nombreuses entreprises ont été rayées de la carte: 4300 composaient le Nasdaq il y a 10 ans alors qu'elles dépassent tout juste les 2500 actuellement.
Souvent assises sur un plan d'affaires inexistant, la plupart de ces sociétés étaient en fait survalorisées. C'est-à -dire que leur poids en bourse, issue de la spéculation, excédait largement leur véritable valeur, soit les revenus qu'elles parvenaient à engranger. Elles se sont donc retrouvées face à un mur lorsque les spéculateurs ont retiré leurs billes, les privant des liquidités qui les maintenaient à flot artificiellement.
En dix ans, l'indice des valeurs technologiques s'est diversifié et ne compte maintenant plus que 55% d'entreprises technologiques contre 90% au plus fort de la bulle. De plus, plusieurs exploitants du web ont réussi à braver la tempête et sont aujourd'hui des mastodontes aux profits faramineux, comme Google ou Amazon.
Autant d'entreprises qui ont permis au Nasdaq de terminer la décennie en forte hausse. Malgré la crise économique, l'indice a en effet gagné 40% en 2009, soit plus que le S&P et le Dow Jones.
par Anne-Caroline Desplanques