Le taux de pénétration de l'informatique en nuage, le «cloud computing» n'a pas augmenté au cours de la dernière année. En effet, selon le cabinet d'études Forrester, seulement 3% des entreprises utilisent des serveurs virtuels hébergés sur des nuages publics.
Le «Cloud computing», qui fait référence à l'utilisation de la mémoire et des capacités de calcul des ordinateurs et des serveurs répartis dans le monde entier et liés par un réseau, n'est en fait pas jugé assez sécuritaire.
En effet, des 2 200 cadres et décideurs informatiques d'entreprises américaines et européennes interrogés par Forrester, 49% s'inquiètent du niveau de confidentialité et de la sécurité des données et 46% estime que le système n'est pas encore assez mature pour être fiable.
Malgré ses hésitations à l'égard du «cloud computing», la virtualisation des serveurs est de plus en plus courante. 72% des grandes entreprises interrogées on en effet déclaré avoir virtualisé leurs serveurs. La tendance est en fait aux nuages privés internes.
Les décideurs en TI estiment que la virtualisation des serveurs leur permet d'améliorer la maîtrise des infrastructures et des coûts, en plus de s'insérer dans une volonté d'efficience énergétique. Une préoccupation environnementale qui prend de l'ampleur puisque 60% des entreprises souhaitent faire des efforts dans ce sens, contre 51% en 2008.
Selon les prévisions de Gartner, le «cloud computing» va connaître un net essor autant du côté des nuages publics que privés dans les prochaines années. Le cabinet d'analyse prévoit en effet que le chiffre d'affaires de l'informatique dématérialisée devrait dépasser les 14 milliards de dollars annuels d'ici à la fin de 2013.
par Anne-Caroline Desplanques