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lundi 16 novembre 2009 à 14H59

Bernard Landry défend les CRÉDITS D'IMPÔT à l'industrie du MULTIMÉDIA

LandryGrâce au programme de crédits d'impôt, «Montréal est devenu une capitale du jeu vidéo», a souligné Bernard Landry aujourd'hui dans le cadre du Sommet international du jeu de Montréal. L'ancien Premier ministre était invité pour discuter précisément de ce programme, dont il a été un des principaux artisans.

«L'idée sous-jacente derrière les crédits d'impôt pour l'industrie du multimédia était de pousser le Québec vers une économie a forte valeur ajoutée, une économie de haute technologie, non polluante et qui génère des emplois payants», a expliqué M.Landry dans sa courte allocution. Traçant un bilan reluisant de l'industrie, il a ajouté que «les contribuables québécois ont de quoi rire dans leur barbe aujourd'hui, car, en cinq ans, ils ont récupéré ce qu'ils avaient investi dans cette industrie».

Toutefois, les incitatifs fiscaux ont été progressivement diminués depuis l'arrivée au pouvoir du gouvernement Charest. Le Québec, qui a pourtant été un précurseur en terme de crédits d'impôt pour l'industrie du multimédia, a été rattrapé par l'Ontario qui, en plus de crédits d'impôt plus importants, a un niveau de taxation moins élevé.

Conséquemment, Ubisoft, par exemple, a ouvert cet été un nouveau studio à Toronto grâce à un maximum de 283 millions de dollars en crédits d'impôt du gouvernement McGuinty. À ce sujet, Bernard Landry a rappelé que c'est son gouvernement qui a été chercher l'entreprise française à Paris pour les inciter à s'installer au Québec avec, à la clef, d'alléchants incitatifs fiscaux.

Montréal est aujourd'hui le cinquième pôle mondial de développement économique en jeu vidéo, selon le président du conseil d'administration de l'Alliance numérique, André d'Orsonnens. Ce secteur emploie 7000 personnes, une croissance importante sachant qu'il n'en faisait vivre que 2000 il y a cinq ans.


par Anne-Caroline Desplanques



VOS COMMENTAIRES


Cet article a reçu 3 commentaires


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    Gogolito a dit le 16 novembre 2009
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    En quoi l'industrie du jeu video n'est elle pas polluante ?
    Fabriquer des ordinateurs c'est propre maintenant ?

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    gogolito a dit le 16 novembre 2009
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    Bilan Carbone d'un ordinateur :
    http://ecolieu.du-libre.org/spip.php?article17&lang=fr

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    Anonyme a dit le 18 novembre 2009
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    Je suis tout à fait d’accord avec les propos de Bernard Landry. L’État a un rôle fondamental à jouer dans le soutien à la recherche et au développement de nouveaux produits ou secteurs d’activités.

    Mon expérience m’a appris que malgré l’image innovante qu’affiche l’entreprise privée, dans les faits, lorsqu’elle vend un produit qui lui rapporte beaucoup, elle ne fera aucun effort pour l’améliorer. Pire encore, si elle connaît ou développe un produit plus simple, plus écologique, moins coûteux à fabriquer et de meilleure qualité, elle fera tout pour qu’il n’apparaisse pas sur le marché s’il s’avère moins rentable pour l’entreprise. Elle va bouger seulement si elle se sent menacée par la concurrence, et encore! Nous n’avons qu’à penser à ce cancer d’acier qu’est GM : 60 milliards $ ont été consacrés à la sauvegarde de GM. Il faudrait 45 milliards $ cette année pour sauver un milliard d’humains de la famine???

    Plus encore que de soutenir la recherche et le développement, nos gouvernements devraient être proactifs en ce domaine. Un secteur que je connais bien est celui des équipements spécialisés pour personnes handicapées physique. Ce marché a toujours « évolué » dans une anarchie totale et nos gouvernements se contentent de payer la note : 10 000$ pour un fauteuil roulant motorisé, certain vont même jusqu’à 20 000$, plus cher qu’une auto!!! Ajoutons à cela le 25 000$ (c’est le maximum autorisé à tous les 5 ans – deux ans d’attente) que la SAAQ débourse pour que le char d’assaut entre dans une camionnette adaptée pour une personne handicapée. Il faut aussi calculer le 16 000$ (c’est le maximum autorisé à tous les 5 ans - deux ans d’attente) consacré à l’adaptation du domicile pour que puisse y circuler le TapCul (trois ans après l’installation de mon ascenseur extérieure, le coût des réparations avait atteint un montant égal à son prix d’achat. Et le gouvernement a fait quoi vous pensez, il a payé sans aucune remontrance à l’entreprise et le même produit est toujours défrayé par la SHQ). Mais le plus coûteux est définitivement les coûts de santé faramineux découlant des maladies engendrées par ces ChauffeCul à la rigidité cadavérique qui, en quelques années, vous transforme le fessier en une plaie fleurissante d’un beau rouge bleuté d’inspiration hémérocallienne.

    Nos gouvernements attendent quoi pour dire : ÇA SUFFIT!!! Et je ne parle pas ici de cesser de répondre aux besoins des personnes handicapées et de toutes les enfermer dans des institutions. Je parle de lancer des défis réels aux personnes pour qui l’innovation est une seconde nature et j’en connais beaucoup. Oui c’est vrai, vous l’aurez deviné, c’est ma seconde nature. J’y pense depuis 20 ans, y travaille sérieusement depuis dix ans et m’endette résolument depuis 5 ans; 175 000 $ d’investissements jusqu'à date avec un revenu total (Grand Total) de 500 $ (j’ai vendu mon ancien portable). Pour un individu au revenu modeste, c’est beaucoup. Ça donne un mode de vie proche du BS et bien des chicanes de couple.

    En 2004, j’ai bien eu un sérieux coup de pouce de $10 000 $ (!!!) du programme de Bernard Landry. Mais après trois mois de pouvoir, le nouveau gouvernement Charest a aboli le « Programme de soutien à la valorisation de l’invention ». Ça c’est du Charest, on reconnaît sa signature.

    Il faut dire que depuis 2006, je reçois quand même un crédit d’impôt à la recherche d’environ trois à quatre milles dollars par année (10% à 20% de mes investissements). Pourtant, mes produits pourraient révolutionner non seulement la vie de millions de personnes handicapées mais l’industrie de la réadaptation au complet. Quant aux centaines de millions de dollars que pourraient économiser nos gouvernements en services de toutes sortes, ils seraient sûrement là bien accueillis des contribuables.

    L’enjeu étant bien au-delà de la fausse modestie, je me permet d’avancer que le Québec a là une occasion en or de devenir un leader mondial dans le secteur des produits destinés aux personnes ayant une déficience physique, un marché de dix milliards de dollars! Malheureusement, une fois de plus,le gouvernement n'est pas au rendez-vous. Il préfère payer pour des produits de piètres qualités et qui nous coûtent les yeux de la tête!

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