Les industries culturelles, dont celle du disque en particulier, crient à la perte de leurs revenus à cause du téléchargement illégal. Avec raison : un internaute québécois sur cinq (21%) dit avoir fait au moins un téléchargement illégal de contenu culturel (musique, films ou émission de télévision) depuis le début de l'année 2009. C'est ce que révèle un sondage mené par SOM pour le portail d'information indépendant BRANCHEZ-VOUS.com.
Le sondage, mené auprès de 406 internautes adultes québécois les 28 et 29 avril derniers, visait d'abord à quantifier le téléchargement. C'est une activité très populaire sur Internet: plus d'un internaute québécois adulte sur deux (51% exactement) dit avoir téléchargé de la musique depuis le début de 2009. Durant la même période, 20% disent avoir téléchargé une émission de télévision, et 15% disent avoir téléchargé un film.
Le sondage mesure ensuite si les internautes ont payé ou non pour ces fichiers téléchargés. Les réponses confirment que la grande majorité des téléchargements se font gratuitement, sans paiement par les internautes. La domination du gratuit est écrasante pour la télévision: 86% des internautes ayant téléchargé des émissions de télévision ont téléchargé toutes ces émissions gratuitement. Seulement 11% disent avoir payé au moins une fois pour une émission téléchargée.
La proportion des téléchargements payants est un peu plus forte en cinéma, mais quand même très minoritaire: 72% de ceux qui ont téléchargé un film depuis le début de 2009 se sont contentés exclusivement de téléchargements gratuits, alors que 24% ont payé au moins une fois.
Les amateurs de musique sont, en proportion et en nombre, les plus nombreux à payer pour leurs téléchargements: un internaute québécois sur trois (35%) ayant téléchargé de la musique depuis le début de l'année dit avoir payé au moins une fois pour un téléchargement. 14% de ceux qui ont téléchargé de la musique disent même avoir payé pour tous leurs téléchargements. Mais la majorité des téléchargements musicaux se font quand même gratuitement: 63% des Québécois qui ont téléchargé de la musique depuis le début de l'année n'ont jamais payé pour le faire.
Le principal objectif de ce sondage SOM/BRANCHEZ-VOUS.com était d'évaluer l'ampleur des téléchargements illégaux, qui font l'objet de nombreux débats dans l'industrie culturelle et dans celle des télécommunications. SOM a donc demandé aux répondants ayant téléchargé des fichiers gratuitement si, selon eux, ces téléchargements étaient légaux ou non.
Pour les films de cinéma, la majorité des téléchargements sont illégaux: 56% des internautes ayant téléchargé des films gratuitement reconnaissent qu'au moins un de ces films a été téléchargé illégalement; et 19% avouent même avoir toujours été dans l'illégalité, depuis le début de l'année, lorsqu'ils téléchargeaient des films.
La proportion des hors-la-loi est un peu plus faible pour la musique, mais quand même 43% des internautes ayant téléchargé de la musique gratuitement depuis le début de l'année ont avoué qu'au moins un de ces téléchargements était illégal; et 20% se sont contentés exclusivement de téléchargements illégaux.
La musique étant, de loin, le type de fichier le plus téléchargé, cela représente une proportion importante de la population. Ainsi, presque un internaute sur cinq (18%) avoue avoir téléchargé au moins un fichier de musique illégalement depuis le début de l'année, et presque un internaute sur dix est un vrai pirate: toute la musique téléchargée par 9% des internautes québécois a été téléchargée illégalement.
La proportion des téléchargements illégaux est la plus faible pour la télévision: seulement 16% de ceux qui ont téléchargé une émission de télé gratuitement estiment avoir fait au moins un de ces téléchargements illégalement, et 84% pensent avoir fait tous leurs téléchargements gratuits d'émissions de télévision de façon légale.
Les résultats détaillés du sondage sont disponibles à :
branchez-vous.com/illegal et sont présentés plus en détail dans les Actualités Techno de BRANCHEZ-VOUS! Techno:
Exclusif: Un internaute québécois sur deux télécharge de la musique
Sondage: Les Québécois téléchargent... surtout du contenu gratuit
Sondage exclusif: Un internaute québécois sur cinq télécharge illégalement
par la rédaction
C'est n'importe quoi comme stats. Plusieurs téléchargements gratuits sont légaux!
De plus, un téléchargement illégal (si vous pouviez le chiffrer, ce qui n'est pas le cas ici) n'est pas équivalent à une vente perdue, parce que la plupart des de ces téléchargement n'aurait pas lieu si l'internaute en question devait payer...
La BSA fait la même erreur à chaque année, http://www.techdirt.com/articles/20070515/110016.shtml
* Un téléchargement gratuit n'est pas nécessairement illégal.
* Un téléchargement illégal n'est pas équivalent à une vente perdue.
* Un téléchargement illégal est probablement une bonne "pub" et donc du budget de marketing d'économisé, car souvent les gens qui téléchargent sont (ou peuvent être) des vrais fans.
Je ne veux pas encourager des activités illégales, mais il faut pas prendre les consommateurs pour des poires non plus!
Et la conclusion que le téléchargement illégal fait perdre des revenus à l'industrie culturelle... elle est arrivée comment?
Un titre fantastique qui reprend la même propagande habituelle de l'industrie culturelle. Alors que la majorité des études démontrent que le téléchargement "illégal" amène plus de revenus à l'industrie culturelle.
Ça fait bientôt 15 ans que le marché de la musique et des films est en train de changer. Le support CD/DVD (et tout le business de distribution qui va avec) va disparaître au profit du téléchargement et du streaming.
L'industrie se complait dans son ancien modèle, et quand elle se met à faire de la vente en ligne, elle verrouille les contenus avec des DRM, ce qui les rend inutilisables sur beaucoup de plateformes et de support et ne permettent pas à l'acheteur de jouir pleinement de son achat.
L'offre de téléchargement légal n'est simplement pas intéressante pour la plupart des usagers (ex: peu de titres francophones sur iTunes), et inacceptable pour les usagers qui sont au fait de leurs droits.
Plusieurs artistes ont démontré que l'Internet leur donne une plateforme de diffusion qui leur a permis de sortir du lot en atteignant des ventes inespérées via Internet. Ces mêmes artistes n'auraient pas été connus autrement.
Tant que l'industrie ne s'adaptera pas et ne comprendra pas que la lutte est ailleurs, c'est inévitable les gens continueront à télécharger et l'industrie continuera sa propagande sur la baisse des revenus...
Pour ma part, je n'ai jamais acheté autant de disques que dans les dernières années, grâce à des découvertes via youtube et consort essentiellement...
C'est déplorable de peindre les internautes (aka simples citoyens avec un accès internet) comme la cause de la débandade d'une industrie malade. Une industrie qui compte trop d'intermédiaires qui n'ont pu autant leur raison d'être avec les moyens de diffusion que le web a amenés. De plus, la production musicale est devenue très accessible avec de l'équipement informatique rudimentaire. Est-ce la faute des fabricants de cartes de son aussi?
Tiens... jusqu'ici, les Québécois étaient moins idiots que les Français sur ce sujet...
Pour démontrer scientifiquement l'inverse de ce texte, allez lire celui-ci : http://fr.readwriteweb.com/2008/11/18/a-la-une/rapport-hadopi/
Seb, Sylvain et Nicolas, tout à fait d'accord avec vous...
L'industrie a fait énormément de cash sur le dos des gens ou même des artistes sauf qu'au Qc, étant donné la démographie, les chiffres n'étaient pas si astronomique. En plus de leurs moyens financiers limités, il est clair que ce n'est pas l'industrie qui investi le plus en R&D ainsi qu'en stratégie pour développer de nouveaux modèles d'affaires.
Faut quand même dire, que depuis Internet, je n'ai jamais autant pu découvrir des artistes qui, dans l'ancien modèle, n'aurait jamais pu arrivé à mes oreilles.
titre polémique de BV au moins ça c'est sûr et j'adore la provoc.. merci Carl donc ;-)
Je penses que la prochaine étape serait de déterminer qu'elle est l'impact du contenu pirater sur l'industrie. (Regardez le box office pour le cinéma. Dans leur cas ce n'est surement pas énonomique)
Le raisonement suivant: Une chasons en ligne vendue génère des revenu X, une chason piratée est gratuite, l'industrie perd X à chaque chason piratée est complètement faux.
Il faudrait mesurer les tendences d'achat des gens qui achetaient de la musique avant le partage de fichier illégal comparer à maintenant.
Confirmer que des fichiers sont piratés est un beau gaspille d'argent. ON EST AU COURANT! Avoir un regard non biaisé sur les vrais impactes du mouvement est la prochaine étape.
Au lieu de perdre leur temps à contrer le piratage, est-ce que les compagnies ne pourraient pas admettre que le piratage amène une porté incroyable de leur contenu? Qu'elles doivent trouver un moyen de rentabiliser cette nouvelle méthode de diffusion plutôt que d'essayer d'arrêter un tsunami avec un parrapluie?
Matyas, sachant qu'un interprète gagne 1$ par CD vendu et que le compositeur gagne un autre 1$, on peut dire que le client final, le mélomane paie cher le produit final : la toune. Quand je parle d'intermédiaires, c'est de ça que je parlais. Soit, ce qui compose le prix de vente et, force de constater, est trop cher pour le consommateur. Le consommateur fini toujours par dicter la valeur d'un bien vendu.
Nicolas, je sais bien oui malheureusement.. l'ancien modèle coûte très cher pour un très petite population locale que nous sommes