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mercredi 25 mars 2009 à 16H40

GUY KAWASAKI est un bozo

Capital Innovation 2009 - Le Rendez-vous des investisseurs.jpg

Il a beau être l'un des investisseurs en capitaux de risque les plus réputés, Guy Kawasaki ne peut prédire les secteurs d'activité qui connaîtront du succès.

«Les investisseurs ne sont pas des visionnaires», a-t-il dit en marge de Capital Innovation, un événement pour investisseurs et entrepreneurs qui a lieu aujourd'hui à Montréal.

L'an passé, tout le monde prédisait un avenir sans nuages aux technologies propres. C'était lorsque le baril de pétrole atteignait des sommets avoisinant les 150$. Maintenant que le prix du pétrole est retombé, investir dans les technologies propres est tout d'un coup moins urgent.

«Il est donc très difficile pour moi de dire ce qui est garant de succès», dit M. Kawasaki, fondateur de la firme californienne de capital de risque Garage Technology Venture.

Il y a 15 ans, lorsqu'une jeune entreprise du nom de Yahoo lui a demandé de devenir son chef de la direction, il a passé outre. «J'ai dit aux gens de Yahoo que leurs bureaux étaient trop loin de ma maison et que je ne voyais pas comment ils en feraient une entreprise viable».

C'est qu'à l'époque, Kawasaki connaissait le domaine de l'informatique sur le bout de ses doigts pour avoir travaillé à la division MacIntosh d'Apple, mais n'avait presque aucune notion d'Internet. «J'ai vraiment été un bozo quand j'ai refusé Yahoo!»

Depuis, M. Kawasaki a appris à mieux cerner les jeunes entreprises en démarrage qui ont du potentiel. C'est son expérience qu'il est venu partager aux entrepreneurs et investisseurs montréalais.

Des principes simples, comme bien connaître son produit, sa mission et son public, mais souvent mal définis par les jeunes entreprises quand vient le temps de demander des fonds d'investissement.

Et pour mettre toutes les chances de son côté, les entrepreneurs doivent présenter un produit innovateur, unique et «qui change le monde». Sinon, la probabilité de succès sera plutôt mince. Mais après tout, faut-il vraiment prendre la parole de Bozo Kawasaki?


par Carine Salvi



VOS COMMENTAIRES


Cet article a reçu 2 commentaires


  • img_5
    Hubert Simard a dit le 26 mars 2009
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    Signaler ce commentaire

    La parole du bozo qui reconnaît ses erreurs a plus de valeur que celle du guru qui souffle des bulles.

    Je concède les droits intellectuels de cette maxime à quiconque voudra la publier dans un biscuit chinois :-)

  • img_5
    Kim a dit le 28 mars 2009
    Répondre
    Signaler ce commentaire

    Je partage le commentaire de Hubert Simard. Je préfère voir des gens qui reconnaissent leurs erreurs et que ceux qui les ignorent...

    Deux citations pour vous :


    "N'ayez pas peur de faire une erreur. Mais faites en sorte de ne pas faire la même erreur deux fois." Morita, Akio

    " Entrepreneurs average 3.8 failures before final success. What sets the successful ones apart is their amazing persistence. There are a lot of people out there with good and marketable ideas, but pure entrepreneurial types almost never accept defeat." Lisa M. Amos

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