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vendredi 7 novembre 2008 à 16H00

Les hauts et les bas de NOKIA Canada

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«Il faut faire du meilleur boulot que dans le passé», affirme ouvertement le président de Nokia Canada.

Embauché en mai dernier, Richard White a beaucoup de pain sur la planche. Si Nokia est le numéro un mondial des téléphones mobiles, la société finlandaise est loin d'être la marque la plus vendue au Canada même si elle vend à peu près de tout, du cellulaire bas de gamme prépayé au téléphone multifonctions dernier cri.

En effet, le fabricant enregistre de très bonnes ventes dans les pays émergents et en Europe, mais c'est une autre histoire en Amérique du Nord, a confirmé M. White devant des médias, dont bénéfice.net, réunis dans les bureaux de l'entreprise à Vancouver.

Or, le nouveau patron est sûr qu'il pourra redresser la situation. Calculant que le taux de pénétration des cellulaires est d'actuellement 62% au pays, M. White croit qu'il a de bonnes chances de gagner de nouveaux consommateurs dans les prochaines années.

Il mise aussi sur les nouveaux entrants sur le marché du sans fil canadien pour distribuer un plus grand nombre de combinés.

Également, la récente décision de Bell et de Telus d'adopter la technologie GSM dans le cadre du déploiement d'un réseau 3G HSPA prévu au plus tôt l'année prochaine réjouit le président de Nokia Canada.

C'est qu'actuellement Nokia ne vend plus d'appareils chez ces deux fournisseurs. Une dispute avec Qualcomm, le chef de file des technologies CDMA (la norme utilisée par Bell et Telus), avait forcé Nokia à abandonner la production de téléphones CDMA. La bataille entre les deux sociétés est maintenant réglée, mais Nokia ne compte pas distribuer de téléphones chez Bell et Telus tant que ces deux fournisseurs n'auront pas la technologie GSM.

Avec Rogers comme principal client, Nokia a lancé une dizaine de modèles différents depuis le début de l'année. À l'international, il s'en est lancé plus d'une cinquantaine.

Le problème, explique M. White, est que «le marché canadien est contrôlé par les fournisseurs» qui décident quels téléphones sont mis en marché et à quel prix.

C'est peut-être pour cela que les Canadiens ont attendu jusqu'en mai dernier pour mettre la main sur le téléphone multifonctions N95, même s'il est en circulation dans le monde depuis mars 2007.

Ce téléphone multimédia muni entre autres d'une caméra de 5 mégapixels se détaille 199$ chez Rogers, le même prix que l'iPhone à 8 Go.

On doute par contre qu'il se soit écoulé aussi bien chez Rogers que les 255 000 exemplaires de l'appareil d'Apple, même si White s'est dit satisfait des ventes plus élevées que prévu de son produit vedette.

Le paysage canadien des télécommunications a beau être «prometteur», il reste que les Canadiens n'en ont que pour le joujou d'Apple ou le BlackBerry, qui est après tout un appareil de la canadienne Research in Motion, lorsqu'ils cherchent un téléphone intelligent.

La situation est la même mondialement. Une étude de l'institut de recherche Canalys confirme d'ailleurs aujourd'hui que Nokia a perdu près de 13% des parts du marché de ce type de téléphones au profit d'Apple et de RIM au cours du troisième trimestre comparativement à l'année dernière.

Donc, au Canada comme ailleurs, Nokia, aura effectivement beaucoup de travail à faire pour se démarquer de ses rivales.

Lire aussi: Nokia: «On ne fait pas des cellulaires»


par Carine Salvi



VOS COMMENTAIRES


Cet article a reçu 1 commentaire


  • img_5
    Steph a dit le 9 novembre 2008
    Répondre
    Signaler ce commentaire

    Le monsieur de Nokia a bien raison de dire qu'il faut que les tarifs soient moins chers au Canada pour vendre plus, parce que c'est pas des frais comme maintenant qui vont me faire acheter un cell.

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