Des résultats financiers mitigés pour Google au quatrième trimestre ont été dévoilé après la fermeture des marchés hier et les actionnaires en paient le prix aujourd'hui. Le titre boursier (GOOG-Q) plonge de 51,57 $US, en baisse de 8,06% à 588,00 US$, dans les transactions électroniques précédant l'ouverture des marchés.
Les profits et les revenus dévoilés arrivent sous les attentes des analystes, malgré un bénéfice net annuel en progression de près de 15%, et un bénéfice net trimestriel en hausse de 6,69%.
Hors éléments exceptionnels, le bénéfice par action prévu était de 10,51 $US par action, mais n'atteint finalement que 9,50 $US. Le bénéfice par action ajusté s'est élevé à 8,22 $US, en hausse sur les 7,81 $US enregistrés un an plus tôt.
Les profits totaux grimpent à 2,71 milliards de $US pour la période de trois mois se terminant au 31 décembre, comparativement à 2,54 milliards au quatrième trimestre de l'année 2010. Sur l'année entière, le bénéfice net est de 9,73 milliards, contre 8,5 milliards de $US en 2010.
Les revenus trimestriels grimpent finalement de 25%, à 10,60 milliards de $US (ou 8,1 milliards en excluant les commissions distribuées aux partenaires), sous le seuil de 8,40 milliards de $US exigé par Wall Street.
Ces résultats en dents de scie s'expliquent notamment par une baisse de l'ordre de 8% du coût moyen par clic chargé par Google pour sa publicité en ligne. Précisément, c'est le marché européen, miné par des contraintes d'ordre économique, qui semble faire le plus mal au géant de la recherche.
Larry Page, reconnu pour sa volonté d'investir dans le développement de son entreprise sur le long terme, au détriment des profits rapides à court terme, ne voit aucune raison de changer quoi que ce soit à la stratégie de la société de Mountain View. Alors que plusieurs lui reprochent l'acquisition dispendieuse de Motorola, M. Page s'est dit «très heureux avec les résultats présentés pour ce trimestre-ci».
Sources: Associated Press & Google Investor
par Dominique Lamy