Des sources anonymes citées par AllThingsD mentionnent que Facebook serait sur le point de déposer son formulaire S1 auprès de la Securities and Exchange Commission des États-Unis et ce, possiblement dès le mois prochain, pour pouvoir ainsi s'introduire en Bourse dès la fin mai 2012.
Les dirigeants de Facebook n'auraient toujours pas fait le choix des preneurs fermes, étape préalable et obligatoire à la complétion du fameux formulaire S1. D'autres facteurs pourraient également ralentir le processus et reporter l'échéance de cet Initial Public Offering très attendu.
Parce que Facebook compte désormais plus de 500 actionnaires, la Securities and Exchange Commission des États-Unis obligera l'entreprise à dévoiler ses résultats financiers dès avril 2012 - ce que Facebook devra faire, de toute façon, une fois l'introduction en Bourse complétée.
Dans un autre ordre d'idées, la valeur élevée des titres boursiers de Facebook en circulation sur le marché secondaire inquiète déjà les employés de l'organisation qui en détiennent. L'entreprise ne permet qu'à certaines occasions à ses employés embauchés avant 2007 de vendre leurs dites actions, qui ne deviennent autrement que négociables à la cessation d'emploi. Au vu des fortunes accumulées sur papier et immobilisées vu l'impossibilité de transiger, certains employés continuent d'envisager de quitter le navire pour réaliser leurs gains sur leur principale position en portefeuille. D'ailleurs, les employés s'étant joint à l'organisation après l'automne 2007 n'ont reçu que des actions restrictives, qui ne peuvent être vendues que lors d'une introduction en Bourse.
Alors que le fondateur du populaire réseau social Mark Zuckerberg s'est toujours défendu de retarder le processus de ce premier appel public à l'épargne, force est de constater que les règles relatives à l'actionnariat qui prévalent aux États-Unis et la distraction que soulève ce sujet auprès des employés pourraient lui forcer la main dans un avenir rapproché.
Ça ne devrait pas lui déplaire, pourtant. Alors que Facebook était évalué à 15 milliards de $US en 2007 et à environ 50 milliards en 2010, une valorisation minimale oscillant entre 90 et 100 milliards est désormais envisagée pour cette éventuelle introduction en Bourse, assurant du coup la sécurité financière de M. Zuckerberg pour l'éternité.
Sources: Business Insider et AllThingsD
par Dominique Lamy