Les modalités d'introduction en Bourse de Zynga sont désormais confirmées et divergent des rapports précédents publiés à ce sujet.
Ainsi, la fourchette de prix de cette émission sera de 8,50 à 10,00 $US par action.
L'éditeur de jeux espère vendre 100 millions d'actions de classe «A» pour récolter au passage 1 milliard de $US, se valorisant ainsi à 7 milliards de $US en excluant le calcul des options. Dans les derniers mois, des sources citées par la presse anglophone laissaient miroiter une évaluation potentielle de 15 à 20 milliards de $US.
Une telle offre représente 14,3% environ des 700 millions d'actions en circulation de Zynga.
Digital Sky Technologies, SilverLake Partners et Google sont au nombre des investisseurs connus qui souhaitent vendre une partie de leurs actions, encaissant au passage un certain profit ou un profit certain, c'est selon.
Mark Pincus, fondateur et pdg de Zynga, possèdera quant à lui des actions de classe «B» et de classe «C». Au lieu d'avoir un vote par action ordinaire de classe «A», il se voit octroyer 7 votes et 70 votes par action, pour les classes «B» et «C» respectivement. Ainsi, et suivant cette introduction en Bourse, M. Pincus se retrouve avec 36,2% des droits de vote totaux de l'entreprise.
Ce n'est pas le seul risque qui pèse sur l'entreprise.
Ainsi, une détérioration des relations d'affaires avec Facebook pourrait engendrer la perte de revenus importants pour l'éditeur de jeux. De plus, un petit pourcentage de joueurs compte pour la majorité des revenus du groupe. Bloomberg souligne d'ailleurs qu'un faible pourcentage des joueurs actifs (1%) seraient responsables de la majorité des revenus du groupe, dans une proportion importante qui se situerait entre 25% à 50%.
Ne reste qu'à savoir si les investisseurs intéressés tiendront compte de ces faiblesses apparentes avant d'y placer leurs billes.
par Dominique Lamy