Sus au piratage de logiciels
Selon l'Alliance canadienne contre le vol de logiciels (ACCVL), le Canada continuera de perdre des millions de dollars à moins que les entreprises et les gouvernements n'adoptent des mesures sérieuses pour enrayer le piratage de logiciels.
Au Canada, 40% des logiciels de gestion sont des copies piratées, révèle une étude sur le piratage des logiciels à l'échelle mondiale, publiée par la Business Software Alliance (BSA) et par la Software & Information Industry Association (SIIA). Les pays les plus touchés par ce phénomène sont, dans l'ordre, les États-Unis, la Chine, le Japon, l'Allemagne, le Royaume-Uni, la France, le Brésil, l'Italie, le Canada et la Russie. Aux États-Unis, cependant, même si les pertes en dollars demeurent importantes, le taux de piratage a diminué de deux points, passant de 27% en 1997 à 25% en 1998, soit 15% de moins que le taux de piratage canadien.
«Un taux de 40% signifie que quatre logiciels de gestion sur dix sont des copies piratées», calcule Allan Steel, président de l'ACCVL. «En fait, une étude récente menée par Price Waterhouse Coopers a révélé que le fait de réduire le taux de piratage à 27 % pourrait se traduire par une augmentation de 2,52 milliards de dollars en vente; par 22 171 emplois supplémentaires; et par un gain de 672,42 millions de dollars en recettes fiscales.» L'ACCVL demande à ce que les entreprises et les gouvernements fassent de la réduction du taux de piratage un de leurs premiers objectifs.
Texte rédigé par : Sophie Bernard
Publié dans BRANCHEZ-VOUS! le 09 juin 1999