LimeWire contre-attaque
La compagnie derrière le logiciel Peer-to-peer (P2P) LimeWire a décidé de contre-attaquer ses détracteurs et a entamé lundi une poursuite contre différentes maisons de disque, les accusant de pratiques anticoncurrentielles.
La poursuite répond à celle amorcée en août dernier par un regroupement de l'industrie du disque qui accuse LimeWire de piratage et lui demande des dédommagements dépassant les 476 millions de dollars américains (531 millions de dollars canadiens).
Les créateurs de
LimeWire ont donc répondu cette semaine en déposant à leur tour une plainte à la cour fédérale des États-Unis de New-York, accusant les maisons de disque de collusion pour créer un monopole et de pratiques anticoncurrentielles.
«Ces compagnies se sont lancées dans pratiques anticoncurrentielles dans le but très spécifique d'éliminer toute source d'échange de musique décentralisée pour obtenir un monopole dans la distribution de musique par Internet», détaille la plainte déposée par les créateurs du logiciel P2P.
LimeWire accuse également les maisons de disque de forcer les distributeurs de musique à faire affaires exclusivement avec le même sous-traitant pour développer des systèmes pour filtrer les chansons illégales. LimeWire soutient que son propre système de filtrage a été refusé par les compagnies de disque.
Les créateurs du logiciel demandent à ce que le procès se déroule devant un jury. Les compagnies concernées par la plainte sont Arista Records, Atlantic Recording, BMG Music, Capital Records, Electra Entertainment Group, Interscope Records, Laface Records, Motown Record Company, Priority Records, Sony BMG Entertainment, UMG Recordings, Virgin Records America ainsi que Warner Bros. Records.
Plan du site | Contactez-nous