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Astral Media passera aux émissions numériques haute définitionAstral Media deviendra d'ici peu le premier diffuseur privé au Québec à adopter la haute définition (HD), une technologie supérieure de plusieurs crans au numérique et à mille lieues de l'analogique.La société d'Etat Radio-Canada le fait déjà à raison d'une ou de deux heures par semaine. Dès octobre prochain, Astral Media diffusera plusieurs centaines d'heures d'émissions numériques (HD) à Super Ecran et sur ses six chaînes de télé de services spécialisés. D'ici de trois à cinq ans, on prévoit que la totalité des émissions d'Astral seront en HD. "C'est un choix stratégique. On n'a pas le choix. C'est comme de changer de costume un moment donné quand la mode a changé", a fait valoir Pierre Roy, d'Astral Media et président des Chaînes Télé Astral, mardi, lors d'un point de presse tenu à l'issue d'une allocution prononcée devant près de 300 personnes réunies par l'Académie canadienne du cinéma et de la télévision. Pour Astral, l'investissement initial requis d'environ 5 millions $ servira à la mise à niveau des infrastructures de diffusion. Il lui faudra également négocier avec les producteurs la hausse de coûts qu'une telle technologie entraîne au moment du tournage et du montage, notamment. Le calcul d'Astral est le suivant: "On pense que ça va augmenter le nombre d'abonnés et l'écoute et, par conséquent, une hausse des revenus générés par la publicité ou les abonnements, à moyen terme", a indiqué M. Roy. L'exploitation des contenus télévisuels sur d'autres plates-formes que la télévision traditionnelle est à prévoir. Donc d'autres sources de revenus. Pour profiter de l'avancée technologique de la haute définition, le consommateur devra pour sa part se munir d'un décodeur (environ 500 $) et d'un téléviseur HD (plus de 1500 $). A l'heure actuelle, on évalue que de 50 000 à 60 000 québécois ont accès à la haute définition, ce qui leur procure une meilleure image et un meilleur son. "Le commun des mortels entend et voit la différence avec la haute définition", a assuré le patron d'Astral Media. Il ne prévoit pas d'augmentation de la facture pour les services de câble et de satellite. "On va donner gratuitement la programmation aux télédistributeurs (Bell et Vidéotron) à la condition qu'ils ne demandent rien aux abonnés", a affirmé M. Roy. Pour ce qui est du Fonds canadien de la télévision, un regroupement de diffuseurs, producteurs et de l'ensemble de la communauté télévisuelle pancanadienne s'apprête à faire des pressions auprès des dirigeants de l'organisme pour obtenir une prime à la haute définition pour couvrir la hausse prévisible des coûts. par Rollande Parent © La Presse Canadienne, 2006 Texte rédigé par :
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