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Musique: une étude de la CRIA suggère que l'impact du P2P est plus faible que prévuUne étude de l'Association de l'industrie canadienne de l'enregistrement (CRIA dans son sigle anglais) suggère que les téléchargements de réseaux P2P ne sont peut-être pas si néfastes pour l'industrie du disque. Cette semaine, la CRIA a soumis au CRTC (Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes) les résultats d'une enquête sur la musique numérique réalisée en février 2006 par la firme Pollara.Selon Michael Geist, spécialiste canadien des lois sur le commerce électronique et Internet à l'Université d'Ottawa, cette étude est «particulièrement intéressante» parce que plusieurs des résultats semblent s'opposer à des déclarations fréquemment faites par la CRIA au sujet de l'impact des échanges de fichiers sur les ventes de disques compacts. Cette enquête de Pollara, qui s'intéressait notamment à la provenance de la musique numérique chez les adeptes du P2P, indique que la source principale de plus du tiers de ces «téléchargeurs» (36,4%) n'est pas l'échange de fichiers, mais plutôt la capture de CD achetés dans les magasins. Un utilisateur P2P sur trois (32,6%) avoue cependant que les échanges de fichiers sont la principale source de leur musique numérique. En troisième position (20,1%), on retrouve les téléchargements «légaux» provenant de services en ligne tels qu'iTunes et Napster. Autre résultat qui pourrait surprendre: les réseaux P2P pourraient être vus jusqu'à un certain point comme une plateforme pour tester la musique avant d'acheter en magasin, puisque seulement 25% des utilisateurs de ces réseaux indiquent qu'ils n'achètent pas les disques après leurs téléchargements. Enfin, l'étude s'intéressait aux raisons données par les internautes pour justifier qu'ils achètent moins de musique. Surprise, les téléchargements P2P ne sont mentionnés que par 10% des sujets, après le prix élevé des CD (16%), le fait qu'il n'y a «rien d'intéressant» (14%) et le manque de temps (13%). Tous les détails de l'étude à partir de cette page du site du CRTC et dans le blogue de Michael Geist. Texte rédigé par :
Jean-Charles Condo
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