Google contre Bush, la suite
Google a réitéré vendredi son refus d'obtempérer aux demandes du président américain George W. Bush, en refusant officiellement de permettre l'accès de ses serveurs à son administration.
Comme Branchez-vous! l'expliquait dans un
article précédent, Bush veut mettre la main sur de multiples requêtes archivées faites via le populaire moteur de recherche de Google, afin de prouver le bienfondé de son projet de loi de protection de l'enfance sur Internet (Child Online Protection Act), entreprise s'étant pourtant vu débouter.
Yahoo et Microsoft ont quant à eux accepté de coopérer avec la Maison Blanche.
En guise de défense, les avocats de Google ont déclaré partager les inquiétudes de l'administration Bush face à la présence de prédateurs sexuels en ligne, mais qu'avoir recours aux informations que Google détient sur ses disques leur serait inutile.
«Comme les algorithmes changent régulièrement, une requête spécifique faite aujourd'hui pourrait amener à un résultat totalement différent de celui obtenu la journée précédente avec la même demande», ont argumenté les avocats de Google.
Coopérer avec le département de la Justice forcerait aussi Google à dévoiler le fonctionnement de la technologie qu'elle utilise, ce qui constitue un secret d'entreprise.
«Pour que Bush arrive à forcer la main de Google, il devra prouver que sa demande demeure la façon la plus pertinente d'arriver à ses fins», a expliqué une avocate et directrice de WiredSafety.org, un site Web consacré à la sécurité infantile en ligne.
La motion du département de la Justice pour astreindre Google à se plier à ses demandes sera entendue le 13 mars prochain.
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Texte rédigé par :
Simon-Pierre Goulet
Publié dans BRANCHEZ-VOUS! le
19 février 2006
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