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Bilan mitigé pour la loi américaine contre les pourrielsEntrée en vigueur le 1er janvier 2004, la loi américaine Can-Spam tentait de réglementer l'expédition des courriels commerciaux non sollicités, notamment en obligeant les polluposteurs à s'identifier et à fournir un lien fonctionnel de désabonnement dans leurs messages.Près de deux ans après l'entrée en vigueur de la loi Can-Spam, la firme de sécurité Sophos dresse un bilan qui révèle des côtés positifs et d'autres qui le sont moins. «Certains aspects de la loi Can-Spam ont certainement été couronnés de succès, permettant aux autorités de poursuivre et condamner certains des polluposteurs américains parmi les plus notoires», souligne Graham Cluley de Sophos. L'expert reproche cependant à la loi d'offrir une échappatoire aux polluposteurs, car il revient aux internautes de se désabonner des listes dans lesquelles leur adresse a été ajoutée sans leur consentement. Dans son bilan, Sophos note également que l'effet conjugué du filtrage et de la loi Can-Spam a permis de réduire la quantité de courriels indésirables expédiés à partir des États-Unis, qui est cependant toujours la première source mondiale des pourriels. Toutefois, cette réduction américaine s'accompagne d'une hausse du nombre de missives nuisibles expédiées à partir d'autres pays, notamment de PC zombies localisés en Corée du Sud et en Chine. Par ailleurs, une étude américaine révélait récemment qu'il existe un moyen très simple pour protéger une adresse de courriel contre les assauts des polluposteurs: un camouflage élémentaire lorsqu'elle est publiée dans un site Web ou un forum de discussion (lire Meilleure technique pour éviter les pourriels : le masquage simple de l'adresse). Texte rédigé par :
Jean-Charles Condo
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