Un ver se propage rapidement en prétextant une surveillance du FBI
Une variante de Sober s'est rapidement hissée à la tête des virus les plus répandus au cours des dernières heures, en se présentant notamment comme des messages d'avertissement qui prétendent émaner du FBI.
Mardi, le FBI (
Federal Bureau of Investigation) a publié une alerte indiquant que des messages malveillants tentent d'usurper son identité dans le but d'infecter le PC des internautes avec une variante du ver informatique Sober.
Provenant apparemment d'une adresse qui appartient au nom de domaine «fbi.gov», les faux courriels déclarent aux destinataires que leur adresse IP a été enregistrée «sur plus de 30 sites Web illégaux» et leur ordonnent de remplir le questionnaire annexé en pièce jointe, un fichier qui contient évidemment l'asticot. Voir
communiqué du FBI.
Or, il semble que la stratégie adoptée par ce nouveau Sober soit passablement efficace, car
Sophos soulignait mardi matin que 61% des virus interceptés au cours des quatre dernières heures étaient des variantes de ce ver informatique.
Cette tendance est également confirmée par les
statistiques de F-Secure, qui indiquaient, au moment de notre passage mardi à midi, que
Sober.Y était le virus le plus actif avec 44% des interceptions au cours des dernières 24 heures. Chez Symantec, l'éditeur des produits Norton, on attribue une alerte de niveau 3 (risque modéré) à la variante baptisée
Sober.X