Les CD impossibles à copier ou à lire par ordinateur font des vagues
De plus en plus de clients des boutiques de disques se plaignent ces jours-ci d'être incapables de faire jouer le CD qu'ils viennent d'acheter sur leur ordinateur, ou pire, de ne pouvoir transférer les chansons sur leur IPod.
Le coupable: les CD protégés contre la copie, que de nombreux détaillants canadiens voudraient maintenant faire retirer des tablettes de leurs magasins.
Le problème a été mis en relief la semaine dernière quand on a appris que cette technologie anti-piratage, utilisée pour la production d'une cinquantaine de titres de Sony BMG diffusés aux Etats-Unis, et de 37 titres au Canada, implantait secrètement un logiciel espion sur les ordinateurs.
Or ce logiciel rend les appareils vulnérables aux virus et au piratage. Et lorsqu'on essaie de le retirer de l'ordinateur, il met le lecteur de CD hors d'état de fonctionner.
Nul besoin de préciser que l'innovation a frustré les consommateurs.
Selon Sony BMG, quelque 120 000 copies des 4,7 millions de CD problématiques de la compagnie ont été vendues au Canada.
Sony n'est pas le seul producteur à avoir mis en marché des CD protégés contre la reproduction au Canada. EMI en met en vente depuis environ trois ans, et compte doter tous ses CD de la nouvelle technologie d'ici la fin de l'année. Mais les disques d'EMI emploient un logiciel différent de ceux de Sony BMG, et n'ont encore causé aucun problème d'ordinateur.
Les maisons de disques soutiennent que cette mesure vise à empêcher les gens de partager de la musique avec ceux qui n'ont pas payé pour se la procurer.
© La Presse Canadienne, 2005