Zotob a frappé peu mais fort
D'après une analyse de la firme de sécurité Cybertrust, Zotob a touché considérablement moins d'organisations que d'autres vers informatiques tels que Sasser et Blaster, mais la perte moyenne s'établissait à près de 100.000 $US pour les entreprises touchées.
En août 2005, les vers informatiques Zotob ont commencé à se propager en exploitant une faille de Windows 2000 et ont notamment touché plusieurs importants médias américains, par exemple CNN, ABC et le New York Times.
Dans une analyse sur Zotob, Cybertrust effectue un retour sur ces événements de l'été dernier et estime d'abord que les variantes de l'asticot ont eu un impact sur un nombre d'organisations significativement plus faible que d'autres vers, par exemple SQL Slammer et Sasser.
Dans son étude, Cybertrust constate en effet que 13% des 700 entreprises sondées ont été affectées négativement par Zotob, mais seulement 6% auraient subi un impact «modéré» ou «majeur» (perte d'au moins 10.000 $US et panne d'au moins un service d'importance critique). En comparaison, Nimda a touché 60% des organisations avec ce même niveau d'impact.
Dans
son communiqué, Cybertrust indique en outre que les entreprises touchées ont subi une perte moyenne de 97.000 $US et que le secteur de la santé a été le plus touché par les variantes du ver informatique.
D'autres firmes de sécurité informatique ont déjà souligné l'impact relativement faible de Zotob. C'est notamment le cas de Sophos et Kaspersky, deux éditeurs d'antivirus qui constataient, dans
leur palmarès des virus d'août 2005, que les variantes de Zotob «brillaient par leur absence».