Deux nouveaux vers espions dans la nature
Les firmes de sécurité informatique annoncent la découverte d'un nouveau Sober se propageant notamment comme une pièce jointe qui prétend contenir la photo d'un ancien collègue de classe recherché.
Les deux variantes, qualifiées de «ver espion» (
spyware worm) par Sophos, sont similaires au point que d'autres éditeurs d'antivirus considèrent qu'il n'y a qu'une seule version de l'asticot.
Les courriels infectés, rédigés en anglais ou en allemand, se présentent notamment comme le message d'un individu qui cherche désespérément un ancien collègue de classe pour lui demander de participer à une réunion. Le destinataire est invité à visualiser la soi-disant photo annexée au message afin de vérifier s'il est bien la personne recherchée.
Comme c'est bien souvent le cas, l'exécution du fichier joint (compressé en format ZIP) déclenche toutefois la contamination et la duplication de l'asticot vers les adresses de courriel moissonnées sur le disque dur, et permettrait aussi le vol d'informations stockées dans le PC infecté.
Selon
Sophos, ces deux variantes de Sober seraient assez actives puisque la firme de sécurité informatique rapportait jeudi que la plus virulente de celles-ci comptait pour 10% des interceptions de virus au cours des douze dernières heures. Par contre,
Symantec classe le ver comme une menace faible et peu répandue.