Le disque canadien lance une campagne antipiratage
Les maisons de musique canadiennes ont lancé une campagne nationale jeudi pour faire la promotion des "produits de l'esprit".
Pour l'occasion, l'Association de l'industrie canadienne de l'enregistrement a dévoilé un sondage indiquant que le piratage des oeuvres musicales coûte cher aux étiquettes commerciales.
Le sondage, effectué par la maison Pollara, indique que pour chaque chanson achetée sur des magasins en ligne comme Itunes et Puretracks, 14 autres sont téléchargées gratuitement sur d'autres sites comme Kazaa ou BearShare.
La campagne "produits de l'esprit" précédera les audiences publiques sur le projet de loi C-60 sur les droits d'auteurs qui auront lieu cet automne. La nouvelle loi rendrait notamment illégaux les échanges de filières informatiques.
L'industrie cherche depuis des années à convaincre Ottawa de renforcer la réglementation entourant le téléchargement de filières par ordinateur afin de contrer les transferts gratuits de créations musicales. Selon le sondage Pollara, les magasins de musique auraient ainsi perdu plus de 500 millions $ en ventes de musique depuis 1999.
Le sondage indique par ailleurs que ce sont en majorité des jeunes qui échangent de la musique sur Internet. Ainsi, dans 78 pour cent des cas de téléchargement, les intéressés sont âgés entre 12 et 24 ans, Le sondage précise que ce groupe d'âge représente seulement 21 pour cent de la population canadienne, ce qui va à l'encontre de la perception de certains observateurs voulant que le piratage soit généralisé dans la population.
Le sondage a été effectué par téléphone auprès de 1200 canadiens âgés de 12 ans et plus entre le 24 juin et le 12 juillet. La marge d'erreur est de plus ou moins 2,5 pour cent, 19 fois sur 20.
© La Presse Canadienne, 2005