Heure avancée : un non-événement technologique
Selon toute vraisemblance, les provinces canadiennes devraient emboîter le pas aux Américains qui ont amendé cette semaine le Uniform Time Act afin de prolonger d'un mois l'heure avancée. Quelles répercussions ce changement d'heure aura-t-il dans nos vies, advenant son adoption par les différentes provinces canadiennes? Si peu, à peine quelques petits désagréments. Rien à voir avec le climat d'hystérie collective entourant le passage à l'an 2000.
Cette semaine, le président américain George W. Bush a adopté le Energy Policy Act of 2005, une loi amendant le Uniform Time Act. Dorénavant, les Américains vivront à l'heure avancée un mois de plus par année, soit trois semaines au printemps et une autre à l'automne.
Si on croit les réactions de plusieurs ministres provinciaux, les provinces canadiennes devraient se rallier aux Américains, l'adoption ou non de l'heure avancée étant de juridiction provinciale. En ce moment, la Saskatchewan est la seule province canadienne à ne pas avoir adopté l'heure avancée.
Toutefois, une question se pose : advenant que le ministère de la Justice québécois amende lui aussi sa loi afin de prolonger l'heure avancée, quelles conséquences ce changement aura-t-il sur nos ordinateurs, le monde de la téléphonie ou encore les appareils électroniques grand public? Selon toute vraisemblance, ce changement aura peu d'impact dans nos vies, à la condition que les consommateurs mettent à jour certains logiciels critiques, comme leur système d'exploitation.
En effet, c'est le système d'exploitation qui gère l'heure et la date de nos ordinateurs, ainsi que le changement d'heure. Le numéro un mondial du logiciel, Microsoft, a annoncé son intention de développer une petite rustine logicielle qui reflètera ces nouveaux changements. Les (rares) propriétaires d'ordinateurs qui ne sont branchés à Internet devront donc récupérer cette rustine afin de l'appliquer à leur système d'exploitation.
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