Google boycotte CNET (suite et fin)
C'est en effet ce qui est arrivé à Eric Schmidt, le PDG de Google, lors d'un reportage effectué par les journalistes du réseau CENT et qui portait sur les indiscrétions que pouvait révéler le populaire moteur de recherche.
La piste soulevée par les journalistes concernait les colossales masses de données que Google amasse et stocke sur ses serveurs, mais surtout, leur utilisation potentielle par quelque enquêteurs trop zélés du gouvernement américain, des pirates informatiques qui louent leur savoir au plus offrant, ou à de simples employés de Google à l'éthique élastique.
Ce faisant, ils ont pu faire la preuve de la grande curiosité de Google en publiant dans leur article des données personnelles sur Schmidt incluant son salaire, son voisinage immédiat, ses loisirs ainsi que ses dons faits à différents partis politiques. Tous ces renseignements, sans exception, furent obtenus uniquement grâce à des requêtes effectuées sur Google.
Résultat? Google boycotte à compter de ce jour, et jusqu'en juillet 2006, les journalistes de CNET. Quand on pense à la devise interne de Google, «Don't Be Evil», peut-être devrait-on rajouter «… and Stupid».
Avec une capitalisation boursière aussi importante. Google devra s'habituer à répondre de ses actes auprès des journalistes, et donc, auprès de sa clientèle, les internautes, surtout quand des questions aussi cruciales que la protection et la confidentialité des données personnelles sont soulevées. Google se prend t-elle pour le Nortel des «belles années»?